
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
| Blanc d'œuf | → 3 cl d'aquafaba (jus de pois chiches), même dry shake |
| Gin | → Calvados 4 cl, pour la version dite à l'applejack |
| Sirop de grenadine industriel | → Grenadine maison : jus de grenade pur et sucre à parts égales |
| Citron jaune | → Citron vert, 1,5 cl (plus incisif) |
Un Pink Lady, c’est 4 cl de gin, 2 cl de jus de citron jaune, 1,5 cl de sirop de grenadine et un blanc d’œuf, montés en deux shakes successifs puis filtrés dans une coupe refroidie, sans glace dans le verre. Environ 12 % vol, 160 kcal, cinq minutes. Précision d’entrée de jeu : ce Pink Lady-là date des années 1930. La pomme Pink Lady® est une marque déposée sans aucun rapport, et la bande de filles de Grease arrive quarante ans plus tard.
La recette du Pink Lady
Matériel : un shaker, une passoire à cocktail, un tamis fin, une coupe à cocktail. Les doses ci-dessous suivent la recette publiée dans le Cafe Royal Cocktail Book de 1937, citée par Wikipédia FR : « un verre de gin, une cuillère à soupe de grenadine et le blanc d’un œuf, avec de la glace dans un shaker ; bien secouer et filtrer dans un verre de taille moyenne, sans glace ». La cuillère à soupe correspond à environ 1,5 cl : c’est l’arbitrage retenu ici, entre les 2 cl et le 1 cl que donnent les deux recettes les mieux classées sur Google.
- Mets ta coupe au congélateur pendant que tu prépares le reste.
- Casse l’œuf dans un bol à part, prélève le blanc et verse-le dans le shaker. Jette le germe blanchâtre accroché au blanc si tu le vois.
- Ajoute 4 cl de gin, 2 cl de jus de citron jaune pressé minute et 1,5 cl de sirop de grenadine.
- Ferme le shaker sans glace et secoue 12 à 15 secondes : c’est le dry shake, celui qui monte la protéine du blanc.
- Ouvre, remplis de glaçons, referme et shake à nouveau 10 à 12 secondes pour refroidir et diluer.
- Double-filtre (passoire + tamis fin) dans la coupe sortie du congélateur.
- Laisse la mousse se stabiliser 20 secondes, pose une cerise et sers. Jamais de glace dans le verre.
Le dry shake : pourquoi ton blanc d’œuf ne mousse pas
Un cocktail au blanc d’œuf se monte en deux temps, et c’est là que tout se joue. Premier temps, sans glace : les protéines du blanc s’étirent et emprisonnent l’air, exactement comme quand tu montes des blancs en neige. Deuxième temps, avec glace : le cocktail refroidit et se dilue, la mousse se fige. Si tu inverses les deux, ou si tu n’en fais qu’un seul avec la glace d’emblée, le froid bloque l’émulsion avant qu’elle ne se forme — tu obtiens un liquide rose avec trois bulles en surface au lieu d’un chapeau de mousse dense de deux centimètres.
Aucune des pages du top 3 ne décrit ce geste : la mieux classée écrit « shaker environ 10 secondes », point. Deux détails complètent la technique. D’abord, secoue plus longtemps que tu ne le crois : 12 à 15 secondes à sec, c’est un vrai effort de bras. Ensuite, verse lentement à la fin — un filet régulier tient la mousse, un jet la casse. Et laisse le verre tranquille 20 secondes avant de servir, le temps que la mousse remonte proprement.
▶Faut-il vraiment du blanc d’œuf ?
Oui. Sans blanc d’œuf, il n’y a pas de mousse, pas de texture soyeuse, pas de rose opaque : il reste un gin sour à la grenadine, ce qui est un autre cocktail. La source d’époque est sans ambiguïté sur ce point, et pourtant l’une des trois premières recettes françaises publie un Pink Lady sans œuf, quand une autre le range dans ses « conseils » comme s’il s’agissait d’une option. C’est l’ingrédient qui définit le drink, pas un accessoire.
Avertissement d’hygiène, et il n’est nulle part ailleurs : le blanc d’œuf est ici consommé cru. Utilise des œufs extra-frais, conservés au froid, et casse-les au dernier moment. Cette préparation est déconseillée aux personnes immunodéprimées, aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes âgées. En cas de doute, passe à l’aquafaba.
Le remplacer par de l’aquafaba
L’aquafaba, c’est le jus de cuisson des pois chiches — celui de la boîte de conserve, filtré. Il émulsionne presque comme un blanc d’œuf : 3 cl remplacent un blanc, avec le même dry shake. La mousse est un peu moins dense et retombe un peu plus vite, la différence de goût est nulle une fois dans le cocktail. C’est la vraie réponse à la version végane que les pages concurrentes évoquent sans jamais l’expliquer, et c’est aussi la solution si tu ne veux pas d’œuf cru chez toi.
Quelle grenadine choisir ?
La grenadine est le deuxième piège du cocktail, et le plus fréquent. La grenadine d’origine est un sirop de jus de grenade ; l’écrasante majorité des bouteilles de supermarché sont du sirop de sucre coloré et aromatisé, sans une goutte de grenade. Sur un cocktail à trois ingrédients, la différence s’entend immédiatement : la vraie grenadine apporte une acidité et une longueur légèrement astringentes, l’industrielle apporte du sucre et une couleur.
Lis l’étiquette : si le jus de grenade n’est pas dans les premiers ingrédients, tu as du sirop rouge. Et si tu tombes sur une bouteille très sucrée, descends à 1 cl au lieu de 1,5 — sinon le cocktail devient un bonbon. Le même arbitrage vaut pour tous les drinks à la grenadine, du Monaco au diabolo grenadine.
Non, le Pink Lady ne se fait pas au gin rose
C’est la confusion la plus répandue autour de ce cocktail, et elle est facile à lever : le Pink Lady est rose à cause de la grenadine, pas à cause du gin. Les gins roses du marché sont des gins aromatisés aux fruits rouges ou à la rhubarbe, souvent sucrés, apparus bien après le cocktail. Mettre un gin rose dans un Pink Lady ajoute du sucre à un drink qui en a déjà, et fait perdre la colonne genièvre qui équilibre l’ensemble.
Ce qui ne veut pas dire que le gin rose est mauvais : il fonctionne très bien allongé au tonic, dans un pink tonic. Pour le Pink Lady, prends un London Dry sec et classique. Et un mot sur le nom : « pink gin » désigne historiquement un tout autre mélange, gin et bitters, sans rapport avec ce dont on parle ici.
Fais ta grenadine toi-même, ça prend cinq minutes et ça change le cocktail plus que le choix du gin. Du jus de grenade 100 % pur et du sucre à parts égales, dans un bocal, secoué à froid jusqu’à dissolution complète : tu n’as même pas besoin de chauffer. Ça se garde deux à trois semaines au réfrigérateur, ça coûte moins cher au centilitre que les sirops de marque, et tu récupères l’acidité de la grenade que les bouteilles industrielles ont remplacée par du colorant. Deuxième réflexe, pour l’œuf : casse-le toujours dans un bol à part avant de le verser dans le shaker. Un œuf douteux repéré dans un bol, c’est un œuf jeté ; un œuf douteux repéré dans le shaker, c’est le gin, le citron et la grenadine à jeter avec. Les barmen le font systématiquement, les recettes ne le disent jamais.
La version à l’applejack (ou au calvados) : le « vrai » Pink Lady ?
Wikipédia FR signale que certains auteurs considèrent la version à l’applejack — une eau-de-vie de pomme américaine — comme le véritable Pink Lady, moins sucré que la version au gin. La source précise aussi que le calvados peut se substituer à l’applejack, ce qui rend cette variante immédiatement réalisable en France.
En pratique : remplace les 4 cl de gin par 4 cl de calvados, garde le reste à l’identique. Le résultat est plus rond, plus fruité, avec une amertume de pomme qui répond bien à la grenadine. C’est aussi le pont direct vers le Jack Rose, qui associe exactement les mêmes ingrédients — eau-de-vie de pomme, grenadine, citron — sans le blanc d’œuf. Les deux drinks sont cousins, et personne ne le dit en français.
Pink Lady, White Lady, Clover Club : le tableau
Trois cocktails, une seule architecture : gin, agrume, sucrant, et pour deux d’entre eux un blanc d’œuf. Seul le sucrant change, et il change tout.
| Cocktail | Base | Sucrant | Blanc d’œuf | Profil |
|---|---|---|---|---|
| Pink Lady | Gin | Grenadine | Oui | Rose opaque, fruité et acidulé |
| White Lady | Gin | Triple sec | Oui (selon les écoles) | Blanc cassé, sec, orangé |
| Clover Club | Gin | Sirop de framboise | Oui | Rose framboise, plus long en bouche |
| Silver Fizz | Gin | Sirop de sucre | Oui | Allongé à l’eau gazeuse, mousseux |
La même technique de dry shake sert aussi au Pisco Sour, au Whisky Sour dans sa version mousseuse et à l’Amaretto Sour. Apprends-la une fois, elle te sert sur toute la famille.
Le cocktail des Pink Ladies de Grease ?
Non, et l’écart est large : le film date de 1978, le cocktail circule aux États-Unis dès la Prohibition et sa recette est imprimée en 1937. Le drink a donc au moins quarante ans d’avance sur la bande de filles au blouson rose. Si tu prépares une soirée à thème, tu peux évidemment servir des Pink Lady — mais le nom est une coïncidence, pas une référence.
Le pluriel « Pink Ladies » vient bien du film, ce qui explique que la formulation soit plus cherchée que le singulier. La bonne façon de servir ce cocktail à plusieurs, en revanche, n’a rien de cinématographique : il se monte verre par verre, parce qu’un blanc d’œuf ne se prépare pas à l’avance et que la mousse retombe en quelques minutes.
Fiche technique Pink Lady
| Famille | Sour au gin, avec blanc d’œuf |
|---|---|
| Catégorie | Short drink, servi straight up (sans glace) |
| Verre | Coupe à cocktail refroidie |
| Méthode | Dry shake 12-15 s, puis shake avec glace 10-12 s, double filtration |
| Doses | Gin 4 cl · citron jaune 2 cl · grenadine 1,5 cl · 1 blanc d’œuf (environ 3 cl) |
| Dilution | Environ 2,5 cl au shake, soit près de 20 % du volume final |
| Garniture | Une cerise |
| Statut IBA | Non répertorié |
Combien titre un Pink Lady ?
Environ 12 % vol. Le calcul : 4 cl de gin à 40° donnent 1,6 cl d’alcool pur, dans à peu près 13,5 cl de cocktail fini (11 cl de liquide, blanc d’œuf compris, plus environ 2,5 cl de dilution). Le degré du gin est une hypothèse standard.
Ce chiffre est absent de toutes les pages concurrentes, et c’est celui qui compte : un Pink Lady contient l’équivalent d’un verre et demi de vin en alcool pur, dans un verre sucré, mousseux et rose où l’on ne sent pas le gin. C’est exactement le profil qui fait perdre le compte. Vérifie tes proportions avec le calculateur de degré d’alcool, et le calculateur d’alcoolémie si tu conduis : 0,5 g/l de sang en France, 0,2 g/l en permis probatoire.
Combien de calories dans un Pink Lady ?
Environ 160 kcal : 88 pour les 4 cl de gin, 40 pour les 1,5 cl de grenadine, 17 pour le blanc d’œuf, 5 pour le jus de citron. Avec une grenadine industrielle très sucrée dosée à 2 cl, tu montes à 175 kcal. Le blanc d’œuf, lui, ne coûte presque rien : c’est la texture la moins chère du bar. Détail par ingrédient sur le calculateur de calories.
Les erreurs qui ruinent un Pink Lady
| L’erreur | La correction |
|---|---|
| Un seul shake, avec la glace d’emblée | Dry shake sans glace 12-15 s, puis shake avec glace 10-12 s. Le froid bloque l’émulsion si tu inverses. |
| Supprimer le blanc d’œuf | Sans lui, c’est un gin sour à la grenadine. Si tu ne veux pas d’œuf cru, passe à 3 cl d’aquafaba. |
| Servir sur glaçons | Straight up, sans glace dans le verre. La glace casse la mousse et dilue une deuxième fois. |
| Coupe à température ambiante | Coupe au congélateur pendant la préparation : la mousse tient beaucoup mieux. |
| Grenadine industrielle dosée à 2 cl | 1,5 cl de grenadine au jus de grenade, ou 1 cl si ton sirop est très sucré. |
| Verser d’un coup dans le verre | Filet lent et régulier, double filtration, puis 20 secondes de repos avant de servir. |
| Œuf sorti depuis trois jours du frigo | Œufs extra-frais, cassés au dernier moment dans un bol à part. |
D’où vient le Pink Lady ?
Le cocktail est né aux États-Unis et a gagné sa notoriété pendant la Prohibition. Une comédie musicale de Broadway du même nom est créée en 1911, que certaines sources donnent comme origine du nom — sans que ce soit établi. La première trace imprimée fiable de la recette est celle du Cafe Royal Cocktail Book de 1937, qui prescrit gin, grenadine, blanc d’œuf, un shake avec glace et un service sans glace, garni d’une cerise. C’est cette version que reprend cette page.
Deux précisions pour finir. Le Pink Lady n’est pas un cocktail IBA : il ne figure pas au répertoire officiel. Et sa réputation de « cocktail de fille », héritée des années 1950-1960 où l’industrie classait les drinks par sexe, n’a aucun fondement dans le verre : c’est un sour au gin à 12 % vol, aussi sec et aussi alcoolisé qu’un gin fizz ou qu’un Gin Basil Smash. Le reste, c’est du marketing daté.
Pour convertir « un verre de gin » et « une cuillère à soupe » en mesures utilisables, la table des doses au doseur et le convertisseur cl / ml / oz font le travail. Les autres classiques sont rangés dans le hub cocktails, et les techniques comme le dry shake dans le labo.
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Questions fréquentes
Comment faire un Pink Lady ?
Verse un blanc d'œuf, 4 cl de gin, 2 cl de jus de citron jaune et 1,5 cl de grenadine dans un shaker, puis secoue 12 à 15 secondes sans glace. Ajoute les glaçons et shake à nouveau 10 à 12 secondes. Double-filtre dans une coupe refroidie, laisse la mousse se stabiliser et garnis d'une cerise, sans glace dans le verre.
Pourquoi mettre du blanc d'œuf dans un cocktail ?
Pour la texture, pas pour le goût : les protéines du blanc emprisonnent l'air pendant le shake et forment une mousse dense qui adoucit l'acidité et donne au drink son opacité. Le blanc d'œuf n'apporte aucun arôme perceptible dans le verre.
Peut-on faire un Pink Lady sans blanc d'œuf ?
Techniquement oui, mais ce n'est plus un Pink Lady : sans mousse ni opacité, tu obtiens un gin sour à la grenadine. La bonne alternative est l'aquafaba, le jus de cuisson des pois chiches, à raison de 3 cl pour un blanc, avec le même dry shake.
Le Pink Lady se fait-il avec du gin rose ?
Non. Le cocktail est rose grâce à la grenadine, pas grâce au gin. Les gins roses sont des gins aromatisés aux fruits rouges, souvent sucrés, apparus des décennies après le cocktail : ils ajoutent du sucre à un drink qui en contient déjà et effacent le genièvre.
Quel gin pour un Pink Lady ?
Un London Dry sec et classique, dominé par le genièvre. Il doit tenir tête à la grenadine et à la rondeur du blanc d'œuf : un gin trop floral ou trop sucré donne un cocktail mou. Évite aussi les gins vieillis en fût, dont le bois brouille la grenadine.
Quelle grenadine utiliser ?
Une grenadine au jus de grenade, pas un sirop rouge de supermarché : la plupart des bouteilles courantes sont du sucre coloré et aromatisé, sans grenade. Lis l'étiquette et vérifie que le jus de grenade figure parmi les premiers ingrédients. Tu peux aussi la faire toi-même avec du jus de grenade pur et du sucre à parts égales.
Combien de degrés fait un Pink Lady ?
Environ 12 % vol : 4 cl de gin à 40° apportent 1,6 cl d'alcool pur dans à peu près 13,5 cl de cocktail fini, dilution comprise. C'est l'équivalent d'un verre et demi de vin en alcool pur, dans un verre sucré où le gin ne se sent pas.
Combien de calories dans un Pink Lady ?
Environ 160 kcal : 88 pour le gin, 40 pour la grenadine, 17 pour le blanc d'œuf et 5 pour le jus de citron. Une grenadine industrielle très sucrée dosée à 2 cl fait monter le verre autour de 175 kcal.
Quelle est la différence entre un Pink Lady et un White Lady ?
L'architecture est la même — gin, agrume, sucrant, blanc d'œuf — mais le sucrant change : grenadine pour le Pink Lady, triple sec pour le White Lady. Résultat, le premier est rose, fruité et acidulé, le second est blanc cassé, sec et orangé.
Le Pink Lady, c'est le cocktail des Pink Ladies de Grease ?
Non. Le film date de 1978 alors que le cocktail circulait déjà pendant la Prohibition et que sa recette est imprimée en 1937. Le nom est une homonymie : le drink a au moins quarante ans d'avance sur le film.
Qui a inventé le Pink Lady ?
Personne ne le sait avec certitude. Le cocktail est né aux États-Unis et a gagné sa notoriété pendant la Prohibition ; certaines sources rattachent son nom à une comédie musicale de Broadway créée en 1911, sans que ce soit démontré. La première trace imprimée fiable de la recette est le Cafe Royal Cocktail Book de 1937.
Le Pink Lady est-il un cocktail IBA ?
Non, il ne figure pas au répertoire officiel de l'International Bartenders Association. C'est un classique d'époque documenté par les livres de bar, pas un cocktail standardisé, ce qui explique les écarts de doses entre les sources.
Peut-on faire un Pink Lady sans alcool ?
Oui : remplace les 4 cl de gin par un spiritueux sans alcool de type gin, garde le citron et la grenadine, et utilise 3 cl d'aquafaba à la place du blanc d'œuf si tu veux aussi éviter l'œuf cru. Le dry shake reste indispensable, c'est lui qui fait la mousse.
Comment mesurer les doses sans doseur ?
Une cuillère à soupe rase fait environ 1,5 cl et une cuillère à café environ 0,5 cl, ce qui suffit pour la grenadine. Pour le gin et le citron, un verre à liqueur de 4 cl ou un bouchon doseur font l'affaire : l'important est de garder la même mesure pour tous les ingrédients d'un même verre.
Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.
