Dirty Martini : la recette originale (gin ou vodka, et combien de saumure)

🌡 ~24° le verre fini🔥 155 kcal⏱ 5 min💪 moyen🥃 Verre verre à martini / coupe 15-18 cl, passé 15 min au congélateur💶 ~2,60 € le verre
Les ingrédients, ajustés pour toi
1 personne
Gin London Dry (40-47 % vol) (ou 6 cl de vodka pour la version vodka)6 cl
Vermouth dry (Noilly Prat Original Dry ou Dolin Dry)1 cl
Saumure d'olive filtrée (3 cl pour un extra dirty)1.5 cl
Olives vertes (nature, dénoyautées, nombre impair)3 olives
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
Gin London Dry→ Vodka (réduire la saumure à 1-1,25 cl)
Vermouth dry→ Noilly Prat, Dolin Dry ou Martini Extra Dry, indifféremment
Saumure d'olive→ Saumure de cornichon pour la version filthy, plus acide
Olives vertes→ Oignon grelot au vinaigre : le cocktail devient un Gibson

Un Dirty Martini, c’est 6 cl de gin, 1 cl de vermouth dry et 1,5 cl de saumure d’olive, remués 25 secondes à la cuillère sur de la glace, filtrés dans un verre sorti du congélateur, avec deux ou trois olives vertes. « Dirty » ne désigne rien d’autre que ça : la saumure qui trouble le verre. C’est aussi l’un des cocktails les plus alcoolisés d’une carte classique, autour de 24 % vol dans le verre — et personne ne le dit jamais.

La recette du Dirty Martini

Les ingrédients

Gin London Dry, 6 cl. Entre 40 et 47 % vol. Un gin classique, genévrier devant, pas un gin floral aux vingt botaniques — la saumure et les botaniques exotiques se battent.

Vermouth dry, 1 cl. Noilly Prat Original Dry ou Dolin Dry. Il n’est pas là pour se faire remarquer, il est là pour lier le gin et le sel.

Saumure d’olive, 1,5 cl. Le jus du bocal, filtré. C’est l’ingrédient central de la recette et celui qu’on choisit le moins bien.

2 ou 3 olives vertes en garniture, un verre à martini de 15-18 cl passé 15 minutes au congélateur, et de gros glaçons secs pour le verre à mélange.

Le montage à la cuillère

  1. Mets ton verre à martini au congélateur au moins 15 minutes avant de commencer.
  2. Remplis un verre à mélange de gros glaçons durs et égouttés, jamais de glaçons humides sortis d’un bac ouvert.
  3. Verse 1 cl de vermouth dry, 1,5 cl de saumure d’olive filtrée, puis 6 cl de gin.
  4. Remue à la cuillère à mélange pendant 20 à 30 secondes, sans bruit, en tournant régulièrement. Tu sais que c’est bon quand l’extérieur du verre à mélange givre.
  5. Filtre à la passoire dans le verre glacé.
  6. Pique 2 ou 3 olives vertes sur une pique et pose-la dans le verre. Sers immédiatement, sans glace.

Il te faut donc un verre à mélange, une cuillère à mélange et une passoire — pas un shaker. Pour les repères de dosage sans doseur, le guide des doses fait le point, et le convertisseur cl / ml / oz traduit les recettes américaines en onces.

Dirty Martini : la recette originale (gin ou vodka, et combien de saumure) en vidéo
🥃 Le conseil du barman

Filtre ta saumure à la passoire fine, et ne la prends jamais directement au goulot du bocal. Le « dirty » qu’on cherche est un voile légèrement opalescent, pas de la soupe : les fragments de pulpe et les débris qui traînent au fond du bocal partent en suspension dans le verre et donnent un cocktail trouble et gras, soit exactement l’inverse de l’effet visé. Le vrai piège est en amont, et pas un bar sur trois s’en occupe : le jus d’un bocal d’olives n’est pas un produit standardisé. D’une marque à l’autre tu passes d’une saumure franche et saline à un liquide vinaigré, sucré ou chargé d’acide citrique et d’arômes — et une saumure vinaigrée transforme le verre en vinaigrette au gin, sans qu’aucun dosage puisse la rattraper. Une cuillère prise au bocal te dit en deux secondes sur laquelle tu es tombé. Si tu en fais souvent, filtre le bocal d’un coup dans une petite bouteille que tu gardes au réfrigérateur, une semaine maximum : c’est plus régulier qu’un fond de bocal, et tu ne repêches plus tes olives à la fourchette à chaque service.

Gin ou vodka ?

Le Dirty Martini historique est au gin, et c’est ce qu’on recommande. La version vodka est arrivée plus tard, elle est aujourd’hui très majoritaire dans les bars, et elle donne un verre différent — plus lisse, plus neutre, où la saumure prend toute la place.

Gin Vodka
Ce que ça donne Le genévrier et le poivre répondent au sel ; le verre a de la structure Verre lisse et froid, la saumure domine complètement
Dosage de saumure 1,5 cl (le gin encaisse) 1 à 1,25 cl (sans botaniques, le sel ressort plus vite)
Pour qui Ceux qui veulent le cocktail d’origine Ceux qui n’aiment pas le gin, tout simplement

Verdict assumé : gin. Si tu passes à la vodka, tu fais un vodka martini sale, ce qui est parfaitement légitime — mais choisis alors une vodka propre, et baisse la saumure, sinon tu bois de l’eau de mer glacée.

Pourquoi il ne faut pas le secouer

Un martini ne se secoue pas, et le Dirty Martini encore moins. Trois raisons mécaniques, pas dogmatiques :

  • La dilution. Un shake de 12 secondes ajoute environ 25 à 30 % d’eau, un stir de 25 secondes environ 20 à 25 %, mais de façon progressive et contrôlable. Sur un cocktail composé à 90 % de spiritueux, chaque point de dilution s’entend.
  • L’aération. Le shake incorpore des micro-bulles d’air. Sur un sour, c’est ce qui fait la mousse et c’est tant mieux. Ici, ça donne une texture pétillante et une sensation râpeuse en attaque.
  • L’aspect. Un martini secoué arrive trouble, avec des éclats de glace en surface qui continuent de le diluer dans le verre. Un martini remué arrive limpide, avec un voile venu de la saumure — le trouble doit venir de l’ingrédient, pas de la technique.

La seule vraie question, c’est la durée : 20 secondes pour un verre plus sec et plus mordant, 30 secondes pour un verre plus rond et plus froid. La technique canonique est détaillée sur la fiche dry martini.

Combien de saumure ? L’échelle dry → filthy

« Dirty » n’est pas un état binaire, c’est un curseur. Voilà les paliers, avec le degré correspondant après dilution, sur une base de 6 cl de gin à 40 % et 1 cl de vermouth.

Nom Saumure Ce que ça donne Degré indicatif
Dry martini 0 cl Gin et vermouth seuls, limpide, sec ≈ 29 % vol
Perfect 0 cl Moitié vermouth dry, moitié vermouth rouge ≈ 28 % vol
Dirty 1,5 cl Le réglage standard : voile opalescent, sel présent mais tenu ≈ 24 % vol
Extra dirty 3 cl Franchement salin, le gin passe au second plan ≈ 21 % vol
Filthy 4 cl + olives écrasées Trouble, épais, très salé — pour les convaincus ≈ 19 % vol

Deux remarques. D’abord, plus tu « salis », plus tu baisses le degré : la saumure est un ingrédient non alcoolisé, elle allonge le verre. Ensuite, la variante filthy se fait parfois à la saumure de cornichon plutôt qu’à celle des olives — c’est un autre profil, plus acide et plus aneth, à essayer avec une vodka plutôt qu’avec un gin.

Pourquoi une olive dans le Martini ?

Parce qu’elle assaisonne. L’olive verte en saumure apporte trois choses au verre : du sel, qui atténue l’amertume du genévrier et fait paraître le cocktail plus rond ; de l’umami, qui donne cette impression de « profondeur » qu’aucun agrume ne produit ; et un peu de gras, qui adoucit la sensation d’alcool en attaque. C’est un condiment, pas une décoration — un martini à l’olive est littéralement un cocktail assaisonné, ce qui explique qu’il se boive souvent avant le repas.

L’usage vient de la fin du 19e siècle, quand le martini se sert dans des bars d’hôtel où l’on picore. Le passage de l’olive-garniture à la saumure-ingrédient est daté du tout début du 20e siècle à New York, et la version « dirty » a ensuite gagné en visibilité au milieu du siècle. Le zeste de citron, lui, reste l’autre garniture historique du martini : il apporte des huiles d’agrume au lieu du sel. Deux écoles, deux cocktails.

Quelles olives choisir ?

Une olive verte, en saumure, dénoyautée pour la pique, et non farcie. Le piment, l’anchois ou le fromage qui garnissent les olives du commerce relarguent dans le verre et brouillent tout. Jamais d’olive noire : elle est fade, huileuse, et sa couleur trouble visuellement le verre sans rien apporter.

Olive Profil Dans le verre
Manzanilla (Espagne) Petite, ferme, saline et légèrement fumée La référence : sa saumure est franche et propre
Castelvetrano (Sicile) Vert vif, chair beurrée, très douce Version élégante, peu salée — monte la saumure de 0,5 cl
Gordal (Espagne) Grosse, charnue, douce Belle en garniture, une seule suffit dans le verre
Picholine (France) Ferme, végétale, légèrement amère Bien avec un gin très genévrier, moins avec une vodka
Olive farcie industrielle Piment doux, saumure aromatisée À éviter : le poivron relargue dans le verre

Le nombre, enfin : toujours impair, une ou trois, jamais deux. La superstition des bars anglo-saxons veut que deux olives portent malheur ; la vraie raison est plus prosaïque, trois olives sur une pique tiennent en équilibre, deux roulent.

Quel vermouth ?

Un vermouth dry — sec, blanc, autour de 18 % vol. Trois références qu’on trouve partout : le Noilly Prat Original Dry, français, marin et légèrement oxydatif, qui tient très bien face à la saumure ; le Dolin Dry de Chambéry, plus floral et plus léger, pour un verre délicat ; le Martini Extra Dry, plus neutre et disponible en supermarché, qui fait parfaitement le travail dans un Dirty Martini où la saumure domine de toute façon.

Le point que tout le monde rate : le vermouth est un vin, pas un spiritueux. Une fois la bouteille ouverte, il s’oxyde. Au réfrigérateur, bouchon fermé, il tient quatre à six semaines ; à température ambiante sur une étagère, il est mort en quinze jours et donne ce goût de pomme blette qu’on met à tort sur le compte du gin. Achète des demi-bouteilles si tu en fais rarement, et sens la bouteille avant de doser.

Combien titre un Dirty Martini, et combien ça fait de calories ?

Environ 24 % vol dans le verre. Le calcul : 6 cl de gin à 40 % apportent 2,4 cl d’alcool pur, 1 cl de vermouth à 18 % en apporte 0,18, soit 2,58 cl d’alcool pur ; après 25 % de dilution au stir, le verre fait environ 10,6 cl. C’est presque trois fois le degré d’un verre de vin, dans un contenant qu’on vide en quelques gorgées parce qu’il est glacé et qu’il n’y a pas de glace pour ralentir. Ce n’est pas un argument de vente, c’est une donnée de dosage : un seul verre représente à peu près deux unités et demie d’alcool standard. Si tu conduis, le calculateur d’alcoolémie répond mieux que l’impression du moment.

Côté calories, compte 155 kcal : environ 130 kcal pour le gin, 8 kcal pour le vermouth, presque rien pour la saumure et une quinzaine pour les olives. Il n’y a pas de sucre ajouté dans ce cocktail — tout vient de l’alcool. Pour recalculer avec tes bouteilles, passe par le calculateur de degré d’alcool et le calculateur de calories.

Martini la marque ou martini le cocktail ?

En France, « un martini » désigne d’abord une bouteille : le vermouth de la maison turinoise Martini & Rossi, fondée au 19e siècle. Le Martini Bianco, sucré et vanillé, titre autour de 15 % vol et se boit sur glace avec un zeste de citron. Le Martini Extra Dry, sec, tourne autour de 18 % vol et sert à faire des cocktails. Ce sont des vins aromatisés.

Le martini cocktail, lui, est un mélange de gin et de vermouth dry né aux États-Unis, dans lequel le vermouth ne représente qu’un dixième du verre. Autrement dit : si tu commandes « un martini » dans un bar français, précise. Et si quelqu’un te sert un Martini Bianco sur glace en pensant te servir un cocktail, ce n’est pas une faute de goût, c’est un malentendu de vocabulaire — ce sont deux boissons qui n’ont ni le même degré, ni le même sucre, ni le même usage.

Les erreurs qui ruinent un Dirty Martini

L’erreur La correction
Le secouer au shaker Verre à mélange, cuillère, 20 à 30 secondes. Le shake sur-dilue, aère et trouble le verre.
Prendre le jus du bocal sans le goûter Goûte la saumure pure et filtre-la. Une saumure vinaigrée ou sucrée est irrattrapable.
Un vermouth ouvert depuis six mois hors du frigo Réfrigérateur, quatre à six semaines maximum. Un vermouth oxydé donne un goût de pomme blette.
Un verre à température ambiante 15 minutes au congélateur. Sans glace dans le verre, c’est le froid du contenant qui tient le cocktail.
Des olives farcies au piment Olives vertes nature, dénoyautées. Le poivron relargue et brouille le cocktail.
Un gin très floral ou aux vingt botaniques Un London Dry classique. Les botaniques exotiques et le sel s’annulent.
Des glaçons humides ou petits Gros cubes durs et égouttés. Un glaçon mouillé a déjà commencé à fondre : il dilue avant même que tu remues.

D’où vient le Dirty Martini ?

Le martini au gin et au vermouth se fixe à la fin du 19e siècle dans les bars new-yorkais. L’idée d’y ajouter l’olive puis sa saumure est traditionnellement attribuée au Waldorf Astoria au tout début du 20e siècle — la paternité exacte est discutée par les historiens du cocktail, et aucune source primaire ne tranche définitivement. Ce qui est mieux documenté, c’est que Franklin D. Roosevelt, amateur revendiqué de martinis, préparait volontiers des versions troubles à la saumure, ce qui a beaucoup fait pour la notoriété du verre au milieu du siècle. Le Dirty Martini ne figure pas au répertoire officiel de l’IBA, contrairement au dry martini.

Une mise au point, tant qu’on y est : James Bond ne boit pas de Dirty Martini. Dans les romans de Ian Fleming, il commande un vesper — gin, vodka et Kina Lillet — puis, au fil des films, des vodka martinis « au shaker, pas à la cuillère ». Aucune saumure, aucune olive obligatoire. La formule est devenue un tic culturel ; elle ne dit rien du Dirty Martini.

Les variantes du Dirty Martini

Dirty martini vodka : 6 cl de vodka à la place du gin, saumure réduite à 1-1,25 cl. Voir vodka martini.

Extra dirty : 3 cl de saumure. Le verre tombe autour de 21 % vol et devient franchement salin.

Filthy : 4 cl de saumure et une olive écrasée dans le verre à mélange. Trouble, épais, à réserver aux amateurs.

Gibson : le même martini, mais garni d’un oignon grelot au vinaigre au lieu de l’olive. Autre acidité, autre verre.

Dirty au vermouth rouge : remplace le dry par un vermouth rouge. C’est étrange sur le papier, ça fonctionne avec une saumure très saline et un gin épicé.

Pour rester dans la famille, la référence reste le dry martini, et les cousins modernes sont l’espresso martini, le pornstar martini ou le french martini — qui n’ont du martini que le verre. Si tu cherches un apéritif du même registre sec et amer, va voir le negroni. Le reste est sur le hub cocktails et les techniques sur le labo.

À boire aussi

Questions fréquentes

Pourquoi met-on une olive dans le Martini ?

Parce qu'elle assaisonne le cocktail. L'olive verte en saumure apporte du sel, qui atténue l'amertume du genévrier, de l'umami, qui donne de la profondeur, et un peu de gras, qui adoucit l'attaque de l'alcool. C'est un condiment plus qu'une décoration — l'autre garniture historique du martini, le zeste de citron, joue exactement le rôle inverse en apportant des huiles d'agrume.

Pourquoi l'appelle-t-on « dirty » ?

Parce que la saumure d'olive trouble le cocktail : un martini classique est limpide, un martini additionné de saumure prend un voile opalescent. Le nom décrit donc l'aspect du verre, pas sa préparation. Plus on ajoute de saumure, plus il est « sale » : dirty à 1,5 cl, extra dirty à 3 cl, filthy à 4 cl avec des olives écrasées.

Gin ou vodka pour un Dirty Martini ?

Le Dirty Martini d'origine est au gin, et c'est ce qu'on recommande : le genévrier et le poivre répondent au sel et donnent de la structure au verre. La version vodka, aujourd'hui majoritaire en bar, donne un cocktail plus lisse où la saumure domine tout. Si tu passes à la vodka, réduis la saumure à 1 ou 1,25 cl.

Quelle est la différence entre un Dirty Martini et un Dry Martini ?

La saumure. Un dry martini, c'est du gin et une petite dose de vermouth dry, remués et filtrés : le verre est limpide et titre environ 29 % vol. Un dirty martini ajoute 1,5 cl de saumure d'olive, ce qui le trouble, le sale et fait tomber son degré autour de 24 % vol. Le dry martini figure au répertoire IBA, le dirty non.

Quel est le degré d'alcool d'un Dirty Martini ?

Environ 24 % vol dans le verre : 6 cl de gin à 40 % et 1 cl de vermouth à 18 % apportent 2,58 cl d'alcool pur, pour un volume final d'environ 10,6 cl après dilution au stir. C'est presque trois fois le degré d'un verre de vin, dans un contenant sans glace qui se vide vite. Un seul verre représente environ deux unités et demie d'alcool standard.

Quel vermouth utiliser pour un Dirty Martini ?

Un vermouth dry autour de 18 % vol : Noilly Prat Original Dry, marin et légèrement oxydatif, tient bien face à la saumure ; le Dolin Dry est plus floral et plus léger ; le Martini Extra Dry, plus neutre, convient très bien ici. Le point critique n'est pas la marque mais la conservation : le vermouth est un vin, il se garde au réfrigérateur quatre à six semaines après ouverture.

Quelles olives faut-il pour un Dirty Martini ?

Des olives vertes nature, en saumure, dénoyautées et non farcies. La Manzanilla espagnole est la référence, ferme et saline ; la Castelvetrano sicilienne est plus douce et beurrée ; la Gordal est grosse et charnue. Évite les olives farcies au piment, qui relarguent dans le verre, et les olives noires, fades et huileuses. Le nombre est toujours impair : une ou trois.

Peut-on utiliser le jus du bocal d'olives ?

Oui, c'est même la saumure classique — mais goûte-la pure avant de doser et filtre-la à la passoire fine. D'un bocal à l'autre, on passe d'une saumure franche et saline à un liquide vinaigré, sucré ou chargé d'arômes, et une saumure vinaigrée transforme le cocktail en vinaigrette au gin. Une saumure filtrée conservée au réfrigérateur une semaine donne un résultat bien plus régulier.

James Bond boit-il un Dirty Martini ?

Non. Dans les romans de Ian Fleming, Bond commande un vesper — gin, vodka et Kina Lillet — puis, au fil des films, des vodka martinis « au shaker, pas à la cuillère ». Il n'y a ni saumure ni olive imposée dans ces recettes. L'association entre Bond et le Dirty Martini est une confusion moderne.

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Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.

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