
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
| Sirop de sucre 1:1 | → Sirop de canne, même dose |
| Citron jaune | → Citron vert, 2,5 cl (plus acide, profil plus vif) |
| Gin London Dry | → Vodka pour une version plus neutre, spiritueux sans alcool pour le virgin |
| Basilic vert | → Basilic thaï, plus anisé, 8 feuilles suffisent |
| Tamis fin | → Petite passoire à thé |
Un Gin Basil Smash, c’est 6 cl de gin London Dry, 3 cl de jus de citron jaune pressé minute, 2 cl de sirop de sucre et une dizaine de feuilles de basilic frais écrasées au fond du shaker, le tout shaké puis double-filtré sur glaçons dans un verre old fashioned. Environ 16 % vol, 190 kcal, quatre minutes de travail. Tout le cocktail tient sur un seul geste — écraser le basilic — et c’est précisément celui que la moitié des recettes en ligne décrivent de travers.
La recette du Gin Basil Smash, étape par étape
Matériel : un shaker (deux pièces ou boston), un pilon, une passoire à cocktail, un petit tamis fin, un verre old fashioned. Compte 4 minutes. Les doses ci-dessous sont un arbitrage assumé : il n’existe aucune recette officielle du Gin Basil Smash, les trois premières pages de Google en donnent trois différentes (5/2,5/1,5 · 6/2/2 · 6/3/1,5) et Wikipédia n’en donne aucune. On retient 6 / 3 / 2, la structure sour classique avec un sirop remonté d’un demi-centilitre pour compenser le côté herbacé du basilic.
- Détache 10 feuilles de basilic frais de leurs tiges épaisses et dépose-les au fond du shaker. Garde les grandes feuilles entières, ne les coupe pas.
- Verse 2 cl de sirop de sucre par-dessus le basilic : le liquide sucré aide les huiles essentielles à se diffuser.
- Écrase le basilic au pilon : 4 à 5 pressions verticales, sans tourner le poignet. Tu presses, tu ne broies pas.
- Ajoute 6 cl de gin London Dry et 3 cl de jus de citron jaune fraîchement pressé.
- Remplis le shaker de glaçons et shake fort 10 à 12 secondes, jusqu’à ce que le métal soit givré.
- Double-filtre : passoire à cocktail sur le shaker, tamis fin au-dessus du verre. Sers dans un old fashioned rempli de glaçons.
- Claque une belle feuille de basilic entre tes paumes et pose-la sur la glace. Sers immédiatement.
Écraser le basilic sans le massacrer : le vrai sujet du cocktail
Le basilic n’est pas de la menthe. Ses feuilles sont plus fines, plus fragiles, et ses composés amers sortent beaucoup plus vite. Le geste correct consiste à presser les feuilles contre le fond du shaker pour faire sortir les huiles essentielles, sans déchirer les fibres : 4 à 5 pressions verticales franches, environ 3 secondes en tout, pilon posé bien à plat. Ce que tu ne fais jamais : tourner le pilon comme un moulin à poivre. La torsion arrache les fibres, libère la chlorophylle et les composés herbacés, et ton cocktail passe du parfum de basilic frais au goût de salade mâchée.
Deuxième point que personne ne dit : retire les tiges épaisses. Elles ne donnent rien d’aromatique et concentrent l’amertume. Troisième point : une école de bartending classée en troisième position sur Google décrit ce cocktail en écrivant « verser tous les ingrédients dans un shaker, et remuer ». Sans muddling, il n’y a pas de Basil Smash : il y a un gin sour avec des feuilles qui flottent dedans. Si tu ne devais retenir qu’une chose de cette page, c’est celle-là.
▶La double filtration, sinon tu bois des confettis
Écraser du basilic produit forcément des fragments de feuille. Une passoire à cocktail seule les laisse passer : tu récupères des confettis verts qui collent aux dents et qui continuent d’infuser dans le verre, donc d’amertumer le cocktail minute après minute. La double filtration consiste à verser à travers la passoire du shaker ET un petit tamis fin tenu au-dessus du verre. C’est deux secondes de plus et c’est ce qui sépare un drink de bar d’un drink de cuisine.
Si tu n’as pas de tamis à cocktail, une petite passoire à thé fait exactement le même travail. Et si tu n’as pas de shaker du tout, un bocal à confiture à joint fonctionne : tu écrases le basilic à la cuillère au fond, tu shakes avec les glaçons, tu filtres à travers une passoire à thé. Le résultat est bon, l’étanchéité est aléatoire.
Quel gin pour un Basil Smash (et pourquoi pas un gin au concombre)
Un London Dry classique, sec, dominé par le genièvre. C’est tout. Le basilic occupe déjà toute la place aromatique : le rôle du gin est de tenir la structure et d’apporter la colonne vertébrale genièvre-agrumes, pas de raconter sa propre histoire.
C’est pour ça que les gins contemporains très parfumés sont un mauvais choix ici, et notamment les gins au concombre et à la rose que deux pages du top 10 recommandent pourtant sans argument. Concombre plus basilic, ça donne deux végétaux qui se marchent dessus ; rose plus basilic, ça donne un mélange confus où on ne reconnaît plus rien. Ce n’est pas une question de qualité du produit, c’est une question d’accord : ces gins sont excellents dans un gin tonic au concombre, ils sont juste hors sujet dans un smash au basilic. Même logique pour les gins vieillis en fût ou très épicés : garde-les pour un Negroni.
Côté degré, les London Dry du marché vont de 37,5° à 47°. Tous les calculs de cette page partent d’un gin à 40°, l’hypothèse standard. Si ton gin titre 47°, ton cocktail monte mécaniquement de deux points.
Ce cocktail a une date de péremption de trois minutes. Le vert vif que tu obtiens à la sortie du shaker vient du basilic écrasé, et il brunit à vue d’œil : oxydation, rien à faire contre ça. Conséquence pratique que je ne lis nulle part : le Basil Smash ne se prépare pas à l’avance et ne se fait pas en pichet pour huit personnes. Si tu reçois, organise-toi comme en service : citrons pressés d’avance dans une bouteille, sirop prêt, basilic lavé et essoré dans un linge, glaçons sortis, verres remplis de glace. Puis tu montes les verres un par un, à la demande. Ça prend 90 secondes par cocktail une fois la mise en place faite, et chacun boit un verre vert au lieu d’un verre kaki. Corollaire : ne garnis jamais avec une feuille déjà pilée qui traîne dans le shaker, elle est marron. Une feuille neuve, claquée dans la paume pour réveiller les huiles, posée au dernier moment.
Cocktail gin-basilic : les autres façons de le faire
« Basil smash », « basilic smash », « cocktail gin basilic », « smash basilic » : c’est le même drink, et sa version française mérite deux mots. Le principe est simple à retenir — un alcool, un acide, un sucre, une herbe écrasée — et il tolère beaucoup de variations tant que tu respectes l’équilibre.
La version allongée à l’eau gazeuse
Même base, servie en long drink : monte les 6 cl de gin, 3 cl de citron, 2 cl de sirop et le basilic écrasé exactement pareil, double-filtre dans un verre highball rempli de glaçons, puis allonge de 8 à 10 cl d’eau gazeuse à bulles fines. Tu tombes autour de 8 % vol au lieu de 16 : c’est le format terrasse. Verse l’eau gazeuse en dernier, le long d’une cuillère, et ne remue qu’une fois.
Le Virgin Basil Smash, sans alcool
Remplace les 6 cl de gin par 6 cl d’eau gazeuse ou par un spiritueux sans alcool de type gin, garde le citron, le sirop et le basilic à l’identique. Le muddling et la double filtration ne changent pas. Comme il n’y a plus d’alcool pour porter les arômes, monte le basilic à 12 feuilles et sers plus froid.
À la vodka, au rhum : ce que ça change
À la vodka, tu obtiens un drink plus neutre où le basilic passe au premier plan — plus simple, moins intéressant. Au rhum blanc, le côté canne se mélange bien au basilic mais tu quittes la famille : tu te rapproches d’un mojito shaké à l’herbe. Le gin reste le meilleur choix parce que le genièvre et le basilic partagent des composés aromatiques : ils se répondent au lieu de se juxtaposer.
Combien titre un Gin Basil Smash ?
Environ 16 % vol. Le calcul : 6 cl de gin à 40° apportent 2,4 cl d’alcool pur, dilués dans à peu près 14,5 cl de cocktail fini (11 cl de liquide plus environ 3,5 cl de fonte au shaker). Aucune des pages qui se battent sur ce cocktail ne publie ce chiffre.
Ce qu’il faut en retenir : sous ses airs de citronnade verte, un Basil Smash contient à peu près autant d’alcool pur que deux verres de vin. Il est acide, frais et se boit vite — c’est exactement le profil qui fait sous-estimer la dose. Pour vérifier tes propres proportions, utilise le calculateur de degré d’alcool, et le calculateur d’alcoolémie si tu prends la route : le seuil légal en France est de 0,5 g/l de sang (0,2 g/l pour les permis probatoires).
Combien de calories dans un Basil Smash ?
Environ 190 kcal par verre : 132 pour les 6 cl de gin, 52 pour les 2 cl de sirop de sucre, 7 pour le jus de citron, zéro pour le basilic. Le sirop pèse plus lourd qu’on ne croit : passer de 2 cl à 1 cl te fait descendre à 165 kcal, au prix d’un cocktail nettement plus acide. La version allongée à l’eau gazeuse reste à 190 kcal — l’eau n’ajoute rien, elle répartit. Détail par ingrédient sur le calculateur de calories.
Les erreurs qui ruinent un Gin Basil Smash
| L’erreur | La correction |
|---|---|
| Broyer le basilic en tournant le pilon | 4-5 pressions verticales, 3 secondes. La torsion déchire les fibres et sort l’amertume. |
| Ne pas écraser le basilic du tout | Sans muddling, ce n’est plus un smash mais un gin sour avec des feuilles qui flottent. |
| Basilic séché, surgelé ou en tube | Feuilles fraîches uniquement. Le basilic séché ne contient plus les huiles volatiles qui font le drink. |
| Filtrer avec la seule passoire du shaker | Double filtration : passoire + tamis fin. Sinon les fragments continuent d’infuser dans le verre. |
| Jus de citron en bouteille | Citron jaune pressé minute. Le jus pasteurisé a un goût cuit qui ressort immédiatement sur trois ingrédients. |
| Shake mou de 4 secondes | 10 à 12 secondes, fort. Un shake court ne refroidit pas assez et ne donne pas la dilution nécessaire. |
| Servir le verre dix minutes après | Sers tout de suite : le vert brunit et l’amertume monte. |
D’où vient le Gin Basil Smash ?
Le cocktail est récent et parfaitement documenté : il a été créé au printemps 2008 par le barman Jörg Meyer, au bar Le Lion, à Hambourg. Meyer l’a d’abord baptisé « Gin Pesto », avant de publier la recette début juillet 2008 sur le blog Bitters sous le double titre « Gin Basil Smash – Gin Pesto ». Wikipédia FR le décrit comme un gin sour complété de basilic frais, dont l’écrasement donne au drink sa couleur vert vif. Il s’est diffusé très vite dans les bars européens, au point d’être aujourd’hui considéré comme un classique moderne.
Une précision que personne ne donne : le Gin Basil Smash n’est pas un cocktail IBA. Il ne figure pas au répertoire officiel de l’International Bartenders Association. Ça ne change rien à sa qualité, mais ça explique pourquoi il n’existe pas de doses « officielles » et pourquoi chaque site en publie des siennes.
C’est quoi, un « smash » ?
Un smash est une famille de cocktails bien plus ancienne que celui-ci : un spiritueux, du sucre, une herbe ou un fruit écrasé, de la glace. La catégorie apparaît dans les manuels de bar du XIXe siècle, où le smash est décrit comme un julep en version courte. Autrement dit, le Gin Basil Smash de 2008 est une relecture moderne d’une structure vieille de plus de cent cinquante ans.
| Cocktail | Alcool | Élément écrasé | Particularité |
|---|---|---|---|
| Gin Basil Smash | Gin London Dry | Basilic frais | Shaké, double-filtré, servi sur glaçons |
| Whiskey Smash | Bourbon | Menthe et citron | Les quartiers de citron sont écrasés avec la menthe |
| Mint Julep | Bourbon | Menthe | Sans agrume, sur glace pilée, en timbale métal |
| Southside | Gin | Menthe | Version gin-citron-menthe, servie sans glace en coupe |
Si tu as aimé la logique gin + acide + sucre, la suite logique est du côté des sours au gin : le Bramble et sa mûre, la White Lady au triple sec, le Clover Club à la framboise et au blanc d’œuf, ou le gin sour dans sa forme la plus nue. Et si tu veux garder la bouteille de gin ouverte pour du plus simple, le gin fizz et le Tom Collins reposent sur la même base allongée à l’eau gazeuse. Toutes les fiches sont rangées dans le hub cocktails, et les techniques dans le labo.
Dernier point pratique : les recettes anglophones donnent ce cocktail en onces, les écoles de bartending en millilitres, les sites français en centilitres. Trois unités pour un même drink, c’est la garantie de se tromper. Le convertisseur cl / ml / oz et la table des doses au doseur règlent la question en dix secondes.
À boire aussi



Questions fréquentes
Comment faire un Gin Basil Smash ?
Écrase 10 feuilles de basilic avec 2 cl de sirop de sucre au fond d'un shaker, en 4 à 5 pressions verticales. Ajoute 6 cl de gin London Dry, 3 cl de jus de citron jaune frais et des glaçons, puis shake 10 à 12 secondes. Double-filtre dans un verre old fashioned rempli de glaçons et garnis d'une feuille de basilic claquée dans la paume.
Quel gin pour un Basil Smash ?
Un London Dry sec et dominé par le genièvre. Le basilic occupe déjà tout l'espace aromatique : un gin très parfumé, au concombre ou à la rose, entre en conflit avec lui au lieu de le porter. Les gins vieillis en fût ou très épicés sont également hors sujet ici.
Faut-il écraser le basilic ou juste le mettre dans le shaker ?
Il faut l'écraser, c'est la seule technique du cocktail. Sans muddling, les huiles essentielles restent dans la feuille et tu obtiens un gin sour avec du basilic qui flotte. Mais écraser ne veut pas dire broyer : 4 à 5 pressions verticales suffisent, sans tourner le pilon.
Dans quel verre sert-on un Gin Basil Smash ?
Un verre old fashioned (verre à whisky) rempli de glaçons, servi avec une feuille de basilic. C'est le consensus des sources qui nomment un verre — la page classée première sur Google n'en indique aucun. En version allongée à l'eau gazeuse, on passe au highball.
Combien de degrés fait un Gin Basil Smash ?
Environ 16 % vol : 6 cl de gin à 40° apportent 2,4 cl d'alcool pur dans à peu près 14,5 cl de cocktail fini, dilution du shake comprise. Le degré du gin est ici une hypothèse standard : avec un gin à 47°, le cocktail monte autour de 18 % vol.
Combien de calories dans un Basil Smash ?
Environ 190 kcal : 132 pour le gin, 52 pour les 2 cl de sirop de sucre, 7 pour le jus de citron. Réduire le sirop à 1 cl fait descendre le verre à environ 165 kcal, mais rend le cocktail beaucoup plus acide.
Pourquoi mon Basil Smash est amer ?
Parce que le basilic a été trop travaillé. Tourner le pilon déchire les fibres et libère des composés herbacés amers, tout comme le fait de garder les tiges épaisses. Deuxième cause fréquente : l'absence de double filtration, les fragments de feuille continuant d'infuser dans le verre.
Pourquoi mon cocktail au basilic devient marron ?
C'est l'oxydation du basilic écrasé, et elle est inévitable. Le vert vif tient quelques minutes seulement, ce qui veut dire qu'un Basil Smash se sert immédiatement et ne se prépare pas à l'avance ni en grande quantité.
Peut-on faire un Basil Smash sans shaker ?
Oui, avec un bocal à confiture à joint : écrase le basilic à la cuillère au fond, ajoute les liquides et les glaçons, ferme et secoue 10 secondes. Filtre à travers une petite passoire à thé, qui remplace très bien le tamis fin.
Qui a inventé le Gin Basil Smash ?
Le barman Jörg Meyer, au printemps 2008, dans son bar Le Lion à Hambourg. Il l'avait d'abord appelé « Gin Pesto », et a publié la recette début juillet 2008 sur le blog Bitters sous le titre « Gin Basil Smash – Gin Pesto ».
Peut-on faire un Basil Smash sans alcool ?
Oui : remplace les 6 cl de gin par de l'eau gazeuse ou par un spiritueux sans alcool de type gin, et garde le citron, le sirop et le basilic à l'identique. Monte à 12 feuilles de basilic, car sans alcool les arômes portent moins.
Le Gin Basil Smash est-il un cocktail IBA ?
Non. Il ne figure pas au répertoire officiel de l'International Bartenders Association, ce qui explique qu'il n'existe aucune dose officielle et que chaque source publie les siennes. C'est un classique moderne né en 2008, pas un cocktail codifié.
Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.
