Cocktail Dry Martini : la recette, le bon ratio et le bon vermouth

★ Recette officielle IBA🌡 ~29° le verre fini🔥 140 kcal⏱ 5 min💪 moyen🥃 Verre verre à martini (coupe conique) ou coupette, pré-refroidi au congélateur💶 ~2,40 € le verre
Les ingrédients, ajustés pour toi
1 personne
Gin London Dry (40 à 47 % vol. ; bouteille gardée au congélateur)6 cl
Vermouth dry (sec ou extra dry, ouvert depuis moins d'un mois, conservé au frais)1 cl
Zeste de citron ou olive verte (olive ferme en saumure, jamais à l'huile)1 pièce
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
Vermouth dry→ Moitié dry, moitié vermouth rouge pour un Perfect Martini
Gin London Dry→ Vodka, pour un vodka martini (autre fiche)
Zeste de citron→ Olive verte en saumure, ou oignon grelot pour un Gibson
Verre à mélange→ Grand verre droit et cuillère longue

Un cocktail Dry Martini, c’est 6 cl de gin et 1 cl de vermouth dry, remués 20 à 25 secondes au verre à mélange sur de gros glaçons, filtrés dans un verre sorti du congélateur, et garnis d’un zeste de citron ou d’une olive verte. Deux ingrédients, aucun sucre, aucun jus. C’est aussi le cocktail le plus fort du site : environ 28 à 30 % vol. dans le verre. Et la première cause de Dry Martini raté en France, c’est une confusion sur le mot « Martini » — on commence par là.

La recette du Dry Martini, étape par étape

Matériel : un verre à mélange (un grand verre droit fait l’affaire), une cuillère de bar, une passoire à ressort, un verre à martini ou une coupette. Compte 5 minutes, plus 15 minutes de congélateur pour le verre. C’est un cocktail sans filet : il n’y a ni sucre ni acidité pour rattraper une erreur, donc chaque paramètre compte.

  1. Mets le verre de service au congélateur au moins 15 minutes avant. À défaut, remplis-le de glaçons et d’eau, et jette au dernier moment.
  2. Remplis le verre à mélange aux trois quarts de gros glaçons, durs et secs.
  3. Verse 1 cl de vermouth dry, puis 6 cl de gin. Le vermouth en premier n’est pas un caprice : c’est le plus petit volume, il se répartit mieux.
  4. Remue à la cuillère de bar pendant 20 à 25 secondes, régulièrement, sans faire cliqueter la glace. Le verre à mélange doit être givré à l’extérieur.
  5. Filtre à la passoire dans le verre glacé.
  6. Presse un zeste de citron au-dessus du verre, peau vers le bas, pour projeter les huiles à la surface. Frotte le bord du verre avec, puis dépose-le dedans — ou remplace-le par une olive verte piquée.
  7. Sers immédiatement. Un Dry Martini se boit dans les dix minutes : au-delà, il se réchauffe et l’alcool devient brutal.

Sur les 20-25 secondes de stir : ce n’est pas un chiffre décoratif. Le temps de remuage contrôle la dilution, et la dilution fait partie de la recette — un Dry Martini non dilué est imbuvable, un Dry Martini trop dilué est mou. Vise environ 1,5 à 2 cl d’eau de fonte apportés au mélange. Pour convertir des ratios trouvés en onces ou en parts, le convertisseur cl / ml / oz et notre page doses et doseur donnent les équivalences.

Cocktail Dry Martini : la recette, le bon ratio et le bon vermouth en vidéo

Martini la marque ou Dry Martini le cocktail ?

Ce sont deux choses différentes, et cette confusion ruine plus de Dry Martini que toutes les erreurs de technique réunies.

Martini est d’abord une marque de vermouth italien. Sous ce nom, tu trouves en supermarché plusieurs produits très différents : le Bianco (blanc, doux, environ 15 % vol., nettement sucré), le Rosso (rouge, doux, amer), le Rosato, l’Extra Dry (blanc, sec, autour de 18 % vol.).

Le Dry Martini est un cocktail qui se compose de gin et de vermouth dry. Le vermouth dry, c’est une catégorie de produit — un vin aromatisé blanc et sec, faiblement sucré — pas une marque. Le Martini Extra Dry en fait partie. Le Martini Bianco, non : il est doux et sucré, et si tu le mets dans un Dry Martini, tu obtiens une boisson lourde, sirupeuse et déséquilibrée. Beaucoup de gens font exactement ça parce que le mot Martini est sur l’étiquette, et concluent que le cocktail est mauvais.

À retenir : « Dry » qualifie le vermouth, pas la marque. Les repères d’identification en rayon sont le Noilly Prat Original Dry, le Dolin Dry de Chambéry, ou le Martini Extra Dry — trois produits secs, à ne pas confondre avec leurs voisins doux. Et pendant qu’on y est : le vermouth se boit aussi très bien seul, allongé de tonic sur glace, ce qu’on détaille sur martini tonic.

Quel vermouth prendre (et pourquoi le tien est probablement mort)

Un vermouth dry ou extra dry, blanc, autour de 15 à 18 % vol. Il apporte l’aromatique végétale et florale qui arrondit le gin : sans lui, tu bois du gin froid, ce qui est un autre exercice.

Maintenant, la vraie information, celle que presque personne n’écrit. Le vermouth est un vin fortifié, pas un spiritueux. Une fois ouvert, il s’oxyde exactement comme une bouteille de vin blanc : il perd ses arômes floraux, développe des notes de pomme blette et de carton, et devient plat en quelques semaines. La bouteille qui traîne depuis deux ans dans le placard, à côté du pastis, est morte depuis très longtemps — et c’est la deuxième cause de Dry Martini raté.

Les règles simples : bouchonne et mets la bouteille au réfrigérateur dès l’ouverture, consomme-la dans le mois, et achète des petits formats de 37,5 cl si tu ne fais pas de Martini toutes les semaines. Un test rapide : sens ta bouteille. Si l’odeur évoque le vin blanc oxydé plutôt que les herbes et les fleurs, jette-la, elle ne se rattrape pas.

Quel gin choisir

Un London Dry, entre 40 et 47 % vol. C’est le style construit autour du genièvre, sec et droit — et dans un cocktail à deux ingrédients, ce squelette aromatique est le seul point d’appui du verre. Compte 20 à 30 € pour une bouteille solide ; contrairement au Gin Fizz, ici la qualité du gin s’entend directement, parce qu’il n’y a ni citron ni sucre pour la couvrir.

Le degré change le résultat. À 40 % vol., le Martini est plus souple et plus accessible. À 45-47 % vol., il gagne en texture et en longueur, et supporte mieux la dilution — c’est le choix de beaucoup de bars, mais le verre monte alors autour de 32-34 % vol. et se boit franchement lentement.

Les gins New Western, plus floraux ou agrumés, donnent un Martini plus parfumé et moins tranchant. Ce n’est pas une faute, mais accorde-les avec un zeste plutôt qu’une olive : la saumure de l’olive se bat avec les botaniques délicates. Ce qu’il faut éviter : les gins sucrés ou colorés, qui n’ont rien à faire ici. Et à l’inverse, si tu veux voir ce que donne le même gin dans un registre allongé et acidulé, va voir le gin fizz ou le gin tonic.

3:1, 6:1 ou 15:1 : trouver ton ratio

Le Dry Martini est le seul grand classique dont le ratio est un choix personnel assumé. Voilà la carte, en parts de gin pour une part de vermouth :

Ratio Nom d’usage Ce que ça donne Pour qui
3:1 (4,5 cl / 1,5 cl) Wet Martini Rond, herbacé, le vermouth s’entend clairement Première approche, ou vermouth de qualité
5:1 à 6:1 (6 cl / 1 cl) Dry Martini classique Équilibré : le gin domine, le vermouth arrondit Le point de départ à essayer en premier
10:1 (6 cl / 0,6 cl) Extra Dry Sec, tendu, le vermouth n’est plus qu’un fond Ceux qui connaissent leur gin
15:1 (6 cl / 0,4 cl) Montgomery Quasiment du gin glacé et dilué Amateurs avertis uniquement

La méthode pour trouver le tien : commence à 6:1 et fais varier le vermouth seul, par paliers de 0,25 cl, en gardant les 6 cl de gin et les 25 secondes de stir constants. Trois verres, trois soirs différents, et tu sauras. Ne change qu’un paramètre à la fois — c’est bête à dire, mais c’est exactement ce que les gens ne font pas.

Une précision historique : les ratios extrêmes attribués à certains personnages du XXe siècle, dont le fameux « regarder la bouteille de vermouth depuis l’autre bout de la pièce », sont des anecdotes et des bons mots, pas des recettes. Un Martini sans vermouth n’est pas un Martini, c’est un verre de gin froid.

« Shaken, not stirred » : James Bond avait tort ?

Sur le plan technique, oui. Un Dry Martini classique se remue, il ne se shake pas, et il y a trois raisons concrètes à ça.

La dilution. Un shake apporte deux à trois fois plus d’eau de fonte qu’un stir de 25 secondes, parce que l’agitation violente fracture les glaçons. Sur un cocktail à deux ingrédients sans sucre ni acide, cette eau supplémentaire se sent immédiatement : le verre devient aqueux.

L’aspect. Le shake incorpore des micro-bulles d’air et des éclats de glace, qui rendent le mélange trouble. Un Martini remué est parfaitement limpide, presque huileux à l’œil. C’est une signature visuelle, et elle disparaît en trente secondes de shake.

La texture. Le stir préserve la viscosité du gin froid, cette sensation dense et soyeuse en bouche. Le shake l’aère et la casse.

Cela dit, la formule de James Bond n’est pas absurde dans son contexte : le cocktail qu’il commande dans Casino Royale est le Vesper, qui contient gin, vodka et Lillet — un mélange plus chargé, sur lequel le shake se défend mieux. C’est un autre cocktail, avec sa propre fiche : voir Vesper. Pour le Dry Martini strict : verre à mélange, cuillère, 25 secondes.

Olive, zeste ou oignon ?

Ce n’est pas une décoration, c’est un ingrédient à part entière — il change le goût du verre, pas seulement la photo.

Le zeste de citron projette des huiles essentielles d’agrume à la surface du cocktail. Résultat : le nez s’ouvre, le gin paraît plus vif et plus frais. C’est le choix par défaut avec un gin très aromatique ou un ratio sec.

L’olive verte apporte du salé et une pointe d’umami qui allongent la finale et contrebalancent le côté tranchant du gin. Prends des olives fermes en saumure, pas des olives à l’huile ni farcies au poivron — l’huile forme un film gras en surface. Une ou trois olives, jamais deux : la superstition de bar veut qu’un nombre pair porte malheur, ce qui vaut ce que ça vaut, mais tout le monde le fait.

L’oignon grelot au vinaigre transforme le cocktail en Gibson : plus végétal, plus mordant. Ce n’est plus tout à fait un Dry Martini, ça porte un autre nom — voir Gibson.

Et si tu ajoutes de la saumure d’olive directement dans le mélange, tu obtiens un dirty martini, salé et trouble, encore une autre famille.

Combien d’alcool et combien de calories dans un Dry Martini ?

Environ 28 à 30 % vol., ce qui en fait de loin le cocktail le plus fort de ce site. Le calcul : 6 cl de gin à 40 % vol. apportent 2,4 cl d’alcool pur, 1 cl de vermouth dry à 18 % vol. en apporte 0,18, pour un volume final d’environ 9 cl dilution comprise — soit près de 29 % vol. C’est une estimation de calcul, à recouper avec le calculateur de degré d’alcool.

Ce que ça représente concrètement : un seul Dry Martini contient à peu près 2,4 unités d’alcool, soit davantage qu’un verre de vin standard de 12 cl. Le format trompe — c’est un petit verre, servi sans glace, qui a l’air de faire trois gorgées — mais la charge est celle de deux verres de vin. Un deuxième Martini n’est donc pas « un deuxième verre » au sens habituel. Le calculateur d’alcoolémie permet de le situer précisément selon le poids et le temps écoulé, et c’est particulièrement pertinent ici.

Côté calories, environ 140 kcal : 133 viennent du gin, 5 du vermouth, quelques-unes de l’olive. Le Dry Martini est paradoxalement un des cocktails les moins caloriques du catalogue, parce qu’il ne contient ni sucre ni jus — ce qui ne dit strictement rien de sa charge en alcool, qui reste la plus élevée. Le calculateur de calories détaille ta version.

🥃 Le conseil du barman

Trois choses, et elles concernent toutes le froid. Un : garde ta bouteille de gin au congélateur en permanence. Le gin ne gèle pas à 40 % vol., il devient épais et sirupeux, et tu commences ton stir à -18 °C au lieu de 20 °C — ce qui te permet de remuer plus longtemps pour bien mélanger sans sur-diluer. C’est le truc de bar le plus efficace et le moins connu. Deux : le verre au congélateur, 15 minutes minimum, jamais au réfrigérateur — tu cherches -18 °C, pas 4 °C. Un Martini servi dans un verre tiède gagne 4 à 5 degrés en trente secondes, et à cette concentration d’alcool, chaque degré se sent comme une claque. Trois : de gros glaçons durs et secs. Un glaçon qui sort du congélateur avec une pellicule d’eau en surface a déjà commencé à fondre : il apportera sa flotte dans ton verre avant même que tu aies remué. Passe-les rapidement sous l’eau froide puis égoutte-les, ou mieux, congèle-les en gros formats. Ces trois gestes valent plus qu’un gin à 60 €.

Les erreurs qui ruinent un Dry Martini

L’erreur La correction
Utiliser du Martini Bianco Un vermouth dry ou extra dry, sec et peu sucré. Le Bianco est doux : il alourdit le cocktail et le rend sirupeux.
Un vermouth ouvert depuis six mois dans le placard Au réfrigérateur dès l’ouverture, consommé dans le mois. C’est un vin fortifié, il s’oxyde comme du vin blanc.
Verre à température ambiante Congélateur, 15 minutes minimum. À 29 % vol., un cocktail tiède est agressif.
Shaker au lieu de remuer Verre à mélange, 20-25 secondes à la cuillère. Le shake sur-dilue, trouble le liquide et casse la texture.
Petits glaçons humides Gros glaçons durs et égouttés. Les petits fondent trop vite et l’eau de surface dilue avant même le premier tour.
Remuer 5 secondes pour « ne pas diluer » La dilution fait partie de la recette : 1,5 à 2 cl d’eau de fonte. Sans elle, le cocktail est brutal.
Olives à l’huile ou farcies Olives vertes fermes en saumure. L’huile forme un film gras en surface du verre.
Le laisser attendre sur le comptoir Service et consommation dans les dix minutes. Il se réchauffe vite et n’a rien pour le masquer.

Les variantes du Dry Martini

Dirty Martini — on ajoute 0,5 à 1 cl de saumure d’olive : salé, trouble, plus gourmand. Voir dirty martini.

Gibson — même recette, garniture à l’oignon grelot au vinaigre : plus végétal et acidulé. Voir Gibson.

Vodka Martini — la vodka remplace le gin : plus neutre, plus froid en bouche, sans le genièvre. Voir vodka martini.

Vesper — gin, vodka et Lillet Blanc, le cocktail de Casino Royale. Voir Vesper.

Martinez — l’ancêtre présumé, avec du vermouth rouge, du maraschino et des bitters : plus doux et plus complexe. Voir Martinez.

Perfect Martini — moitié vermouth dry, moitié vermouth rouge, pour la même quantité totale : plus rond, légèrement épicé.

Wet et Montgomery — ce sont des ratios, pas des recettes distinctes : voir le tableau plus haut.

Attention aux faux amis. Une famille entière de cocktails porte « martini » ou le suffixe « -tini » sans rien avoir en commun avec celui-ci : ils sont sucrés, shakés, et ne contiennent ni gin ni vermouth. Ils tiennent leur nom du verre conique, pas de la recette. C’est le cas de l’espresso martini, du french martini, du pornstar martini, de l’appletini et du lychee martini. Rien à leur reprocher, mais ne cherche pas le vermouth dedans.

Si tu aimes ce registre remué, sec et spiritueux, la suite logique s’appelle Manhattan, Negroni, white negroni ou gimlet.

L’histoire du Dry Martini

Les origines exactes sont disputées et aucune version ne fait consensus : on cite tantôt le Martinez californien de la fin du XIXe siècle, tantôt une création new-yorkaise de la même période. Ce qui est établi, c’est la trajectoire du cocktail — un mélange de gin et de vermouth qui s’assèche progressivement au fil des décennies, la part de vermouth diminuant sans cesse entre les années 1900 et les années 1950.

La Prohibition américaine joue un rôle particulier : le gin de contrebande, souvent médiocre, se mélange bien avec peu d’ingrédients, et le cocktail devient un marqueur d’époque. Il traverse ensuite le XXe siècle comme symbole culturel, associé à des figures littéraires et politiques puis, à partir des années 1950-1960, au personnage de James Bond — c’est d’ailleurs de là que vient sa formule la plus célèbre, et la plus contestable techniquement. Aujourd’hui, le Dry Martini figure dans la liste officielle des cocktails de l’IBA parmi les classiques historiques.

Sur la dilution, la température de stir et le fonctionnement d’un verre à mélange, on entre dans le détail technique dans le labo.

À boire aussi

Questions fréquentes

Quel gin pour un Dry Martini ?

Un London Dry entre 40 et 47 % vol., à 20-30 € la bouteille. Ce style sec, construit autour du genièvre, est le seul point d'appui du cocktail : il n'y a ni sucre ni acidité pour couvrir un gin médiocre. À 40 % vol., le résultat est plus souple ; à 45-47 % vol., plus dense et plus long, mais le verre monte alors autour de 32-34 % vol.

Quel vermouth pour un Dry Martini ?

Un vermouth dry ou extra dry, blanc et sec, autour de 15 à 18 % vol. — Noilly Prat Original Dry, Dolin Dry ou Martini Extra Dry sont les repères en rayon. Surtout pas un vermouth doux type Bianco ou Rosso, qui rend le cocktail sirupeux. Et conserve la bouteille au réfrigérateur : c'est un vin fortifié, il s'oxyde en quelques semaines.

Pourquoi met-on une olive dans le Martini ?

Parce qu'elle change le goût, pas seulement l'apparence : le salé et l'umami de la saumure allongent la finale et contrebalancent le tranchant du gin. C'est un ingrédient, au même titre que le zeste de citron, qui lui apporte des huiles d'agrume et ouvre le nez. Prends des olives vertes fermes en saumure, jamais à l'huile ni farcies, et sers-en une ou trois.

Comment James Bond boit-il son Martini ?

Avec la formule « shaken, not stirred », c'est-à-dire shaké et non remué. Techniquement, c'est discutable pour un Dry Martini classique : le shake sur-dilue, trouble le liquide et casse la texture. Le cocktail que Bond commande dans Casino Royale est d'ailleurs le Vesper, à base de gin, vodka et Lillet — un mélange plus chargé, sur lequel le shake se défend mieux.

Quelle différence entre le Martini la marque et le Dry Martini le cocktail ?

Martini est une marque italienne de vermouth, qui produit plusieurs références : le Bianco doux et sucré, le Rosso, l'Extra Dry sec. Le Dry Martini est un cocktail composé de gin et de vermouth dry — une catégorie de produit, pas une marque. Le Martini Extra Dry convient, le Martini Bianco non : c'est la confusion la plus fréquente et la première cause de Dry Martini raté.

Faut-il shaker ou remuer un Dry Martini ?

Remuer, au verre à mélange, pendant 20 à 25 secondes. Trois raisons : le shake apporte deux à trois fois plus d'eau de fonte, il incorpore des micro-bulles qui rendent le mélange trouble, et il casse la texture dense du gin froid. Un Dry Martini remué est limpide et soyeux ; shaké, il est aqueux et trouble.

Comment servir un Martini Extra Dry ?

S'il s'agit du vermouth Martini Extra Dry seul, il se sert très frais, 6 à 8 cl sur glace avec un zeste de citron, ou allongé de tonic. S'il s'agit du cocktail en version extra dry, cela désigne un ratio autour de 10:1 — 6 cl de gin pour 0,6 cl de vermouth — remué 25 secondes et servi dans un verre sorti du congélateur.

Quel est le degré d'alcool d'un Dry Martini ?

Environ 28 à 30 % vol., ce qui en fait l'un des cocktails les plus forts qui existent. Le calcul : 6 cl de gin à 40 % vol. et 1 cl de vermouth à 18 % vol. donnent environ 2,6 cl d'alcool pur pour un volume final d'environ 9 cl dilution comprise. Cela représente à peu près 2,4 unités d'alcool, soit davantage qu'un verre de vin standard, dans un format qui paraît minuscule.

Comment s'appelle le Martini à la vodka ?

Un Vodka Martini, parfois appelé Kangaroo dans les anciens ouvrages. La recette reprend la structure du Dry Martini en remplaçant le gin par de la vodka, à volume égal : le résultat est plus neutre, plus froid en bouche, sans le genièvre ni les botaniques. La technique reste la même — verre à mélange, 20-25 secondes, verre glacé.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. La vente d'alcool aux mineurs est interdite.

Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.

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