Recette du planteur : le vrai punch planteur antillais

🌡 ~13° le verre fini🔥 230 kcal⏱ 10 min💪 facile🥃 Verre tumbler / long drink (préparation en pichet ou bonbonne)💶 ~1,80 € le verre
Les ingrédients, ajustés pour toi
1 personne
Rhum blanc agricole (50° pour un planteur typé, 40° pour plus léger)5 cl
Jus d'ananas (100 % pur jus, sans sucre ajouté)5 cl
Jus d'orange4 cl
Jus de goyave (ou fruit de la passion)3 cl
Jus de citron vert (pressé du jour)1 cl
Sirop de canne1.5 cl
Muscade râpée (noix entière râpée minute)1 pincée
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
Jus de goyave→ Jus de fruit de la passion ou nectar de mangue
Sirop de canne→ Sucre de canne roux dissous à chaud dans un peu d'eau
Rhum blanc agricole→ Rhum blanc traditionnel de mélasse (planteur plus doux, ~10 % vol)
Muscade râpée→ Une pointe de vanille grattée (version guadeloupéenne)

Un planteur, c’est 5 cl de rhum blanc, 12 cl de jus (ananas, orange, goyave), 1 cl de jus de citron vert et 1,5 cl de sirop de canne, avec une râpée de muscade par-dessus : un verre de 20 cl qui titre environ 13 % vol. Ce n’est pas un cocktail au shaker, c’est un punch de pichet : tu mélanges, tu laisses reposer deux heures au frais, tu sers sur glace. Voilà la recette au verre, au litre, et le tableau pour 10 à 50 personnes — parce que personne ne fait un punch planteur pour une personne.

La recette du planteur : au verre et au litre

Le ratio à retenir tient en une ligne : 1 part de rhum pour 3 parts de jus, plus un peu d’acide (citron vert) et un peu de sucre (sirop de canne) pour tenir l’équilibre. Tout le reste n’est que réglage personnel. Compte 10 minutes de préparation et 2 heures de repos au frais avant le service.

Ingrédient 1 verre (20 cl) 1 litre de planteur
Rhum blanc 5 cl 25 cl
Jus d’ananas 5 cl 25 cl
Jus d’orange 4 cl 21 cl
Jus de goyave 3 cl 15 cl
Jus de citron vert 1 cl 6 cl (2 citrons)
Sirop de canne 1,5 cl 8 cl
Muscade râpée 1 pincée une demi-noix râpée
  1. Presse tes citrons verts au dernier moment : 1 citron vert donne environ 3 cl de jus.
  2. Verse dans un pichet ou une bonbonne le rhum blanc, puis le sirop de canne, et remue pour dissoudre.
  3. Ajoute les jus dans cet ordre : ananas, orange, goyave, puis le jus de citron vert.
  4. Râpe la muscade directement dans le mélange (une demi-noix pour 1 litre) et glisse un bâton de cannelle entier si tu en veux.
  5. Remue 30 secondes, couvre, et place au réfrigérateur 2 heures minimum pour que les épices infusent et que le sirop s’homogénéise.
  6. Retire le bâton de cannelle avant de servir : au-delà de 3-4 heures, il domine tout le reste.
  7. Sers 20 cl par verre sur des glaçons — jamais de glace dans le pichet — avec un quartier d’ananas et une dernière râpée de muscade sur le verre.

Sur le temps de repos, le web se contredit : certains disent 5 minutes, d’autres 2 heures, d’autres ne disent rien. On tranche : 2 heures au frais. En dessous, la muscade et la cannelle n’ont rien donné et le sirop reste en couche au fond. Au-delà de 12 heures, le citron vert commence à virer amer. La fenêtre utile est là.

Recette du planteur : le vrai punch planteur antillais en vidéo

Planteur pour 10, 20, 25 ou 50 personnes : le tableau de quantités

Base de calcul honnête : 30 cl de planteur par personne sur l’ensemble du service, soit un verre et demi. C’est la base de dosage utilisée par les bars pour un punch de réception ; ajuste à la baisse si tu proposes aussi une option sans alcool.

Invités Volume fini Rhum blanc Jus (ananas + orange + goyave) Citron vert Sirop de canne
10 personnes 3 L 75 cl 1,8 L 18 cl (6 citrons) 24 cl
20 personnes 6 L 1,5 L 3,7 L 36 cl (12 citrons) 48 cl
25 personnes 7,5 L 1,9 L 4,6 L 45 cl (15 citrons) 60 cl
50 personnes 15 L 3,75 L 9,2 L 90 cl (30 citrons) 1,2 L

Dans la colonne « jus », garde la répartition du tableau du dessus : à peu près 40 % d’ananas, 35 % d’orange, 25 % de goyave. Pour 50 personnes, prévois deux bonbonnes plutôt qu’une : 15 litres dans un seul contenant, c’est intransportable et impossible à garder au frais. Si tu veux ajuster le nombre d’invités, le format des verres ou intégrer une version sans alcool dans le même calcul, notre calculateur de punch sort directement la liste de courses. Et si ta recette source parle en millilitres ou en onces, passe par le convertisseur cl / ml / oz.

Quel rhum pour un planteur ?

Un rhum blanc, et le débat se joue entre agricole et traditionnel. Le rhum agricole (distillé à partir de pur jus de canne, Martinique et Guadeloupe en tête) apporte des notes végétales franches qui traversent les jus — c’est le choix antillais, et c’est celui qu’on recommande. Le rhum traditionnel de mélasse (cubain, dominicain, ou les rhums blancs d’entrée de gamme des supermarchés) est plus neutre et plus doux : le planteur devient plus fruité, moins typé, et nettement moins cher à produire.

Trois repères de budget, en ordre de grandeur et hors promotions : un rhum blanc traditionnel en litre autour de 15 à 18 € fait très bien le travail pour un punch de 20 personnes ; un agricole blanc de Guadeloupe ou de Martinique à 50° en 70 cl se situe plutôt entre 20 et 28 € ; au-dessus, tu payes des parcellaires et des embouteillages de distillerie qui n’ont aucun intérêt noyés dans 3 parts de jus. Autrement dit : mets l’argent dans les jus, pas dans le rhum.

Le degré compte aussi. Un agricole blanc à 50° donne un planteur autour de 13 % vol ; un rhum à 40° te descend à environ 10 % vol pour exactement les mêmes proportions. Si tu veux un punch plus léger, change de degré plutôt que de diminuer le rhum — tu gardes le goût, tu baisses l’alcool. Le rhum ambré, lui, arrondit et boise le mélange : ce n’est pas un défaut, c’est un autre punch, plus proche d’un punch au rhum classique.

Les 3 écoles du planteur : Martinique, Guadeloupe, Réunion

Le planteur martiniquais

La version la plus sèche des trois : rhum agricole blanc AOC, jus d’ananas et d’orange dominants, un peu de goyave ou de fruit de la passion, sirop de canne et muscade. Peu de sucre ajouté, pas de sirop de grenadine, pas de colorant. C’est la base décrite plus haut, et c’est aussi celle qui se rapproche le plus du punch martiniquais servi en bouteille dans les habitations.

Le planteur guadeloupéen

Même famille, plus généreux sur le fruit : la goyave et le fruit de la passion prennent plus de place, et on croise souvent un trait de sirop de canne supplémentaire et une pointe de vanille. Le punch guadeloupéen et le planteur y sont d’ailleurs souvent le même verre selon les familles. Si tu cherches « le meilleur planteur de Guadeloupe », la réponse honnête est qu’il n’existe pas de recette officielle : chaque distillerie et chaque table a sa proportion.

Le planteur réunionnais

Autre océan, autre logique. À La Réunion, le rhum de référence est un rhum traditionnel de mélasse, et la culture locale est celle du rhum arrangé. Le « punch planteur » réunionnais est en général plus sucré, souvent monté sur letchi, mangue ou goyavier, et parfois carrément remplacé par un arrangé servi en petit verre. Ce n’est pas une version dégradée du planteur antillais : c’est une boisson différente qui partage un nom.

🥃 Le conseil du barman

La muscade se râpe deux fois, et la deuxième est la bonne. Une demi-noix râpée dans le pichet pour l’infusion, puis une râpée fraîche au-dessus de chaque verre au moment de servir : les composés aromatiques de la muscade sont volatils, ils se sont déjà dissipés dans le pichet après deux heures. C’est ce dernier coup de râpe, sous le nez du buveur, qui fait dire « ah oui, ça c’est un vrai planteur ». Achète une noix entière et une microplane, jamais de muscade en poudre : la poudre a le goût de placard et flotte en grumeaux à la surface. Deuxième règle du même ordre : jamais de glace dans le pichet. Un punch qui attend deux heures avec des glaçons dedans, c’est un punch dilué de 20 % au moment où tu le sers, et personne ne comprend pourquoi il est fade. Le pichet reste au frigo, la glace reste dans les verres.

Les erreurs qui ruinent un planteur

L’erreur La correction
Des jus « à base de concentré » sucrés Des jus 100 % pur jus sans sucre ajouté. Le sirop de canne est là pour régler le sucre — s’il est déjà dans les jus, tu ne contrôles plus rien.
Glaçons dans le pichet pendant la macération Pichet au frigo, glace dans les verres uniquement. Sinon tu sers un planteur dilué d’un cinquième.
Trop de cannelle, ou de la cannelle en poudre Un bâton entier pour 1 litre, retiré au bout de 3-4 heures. La poudre trouble le punch et sature en une gorgée.
Servir tiède parce que « c’est fort, ça passe » Le planteur se sert bien froid, sur glace. Tiède, le sucre ressort et le rhum devient agressif.
Doubler le rhum pour « corser » Tu passes de 13 % à plus de 20 % vol : ce n’est plus un punch de réception, c’est un short drink allongé. Change de rhum, pas de dose.
Jus de citron vert en bouteille Pressé du jour. Le jus stabilisé a un goût cuit qui se sent immédiatement dans un mélange aussi fruité.

Combien ça titre, combien ça pèse

Un verre de 20 cl monté avec 5 cl de rhum agricole à 50° contient 2,5 cl d’alcool pur, soit environ 13 % vol avant la fonte des glaçons, et autour de 11 % vol dans le verre. Avec un rhum blanc à 40°, tu tombes à environ 10 % vol. Retiens l’ordre de grandeur : un verre de planteur, c’est à peu près l’équivalent d’un verre et demi de vin en alcool pur, malgré son goût de jus de fruits. C’est précisément ce qui le rend traître en réception, et c’est la seule raison pour laquelle on écrit ce chiffre.

Côté calories, compte environ 230 kcal pour un verre de 20 cl : à peu près 140 kcal viennent de l’alcool, le reste des jus et du sirop de canne. C’est une estimation calculée depuis les doses ci-dessus, pas une valeur mesurée en laboratoire. Pour recalculer selon ton rhum et tes jus : calculateur de degré d’alcool et calculateur de calories. Et si tu dois prendre la route, passe par le calculateur d’alcoolémie : on ne conduit pas après un punch, quel que soit le résultat affiché.

Combien de temps se conserve un planteur ?

Préparé avec des jus du commerce et conservé au réfrigérateur dans une bouteille fermée, un planteur tient 3 à 4 jours. Avec des jus pressés maison, descends à 48 heures. Le facteur limitant n’est pas l’alcool — 13 % vol ne conserve rien — mais le citron vert : au-delà d’une journée, ses huiles virent et donnent une amertume savonneuse. Le remède : monte le punch sans citron vert, et ajoute-le au moment de servir si tu prépares longtemps à l’avance.

Peut-on le congeler ? Oui, dans un contenant rigide non rempli à ras bord, et il ne prendra jamais complètement en glace à cause de l’alcool : tu obtiens une texture granitée. C’est utile pour un service en granité, beaucoup moins pour retrouver un punch liquide propre — la décongélation sépare les jus et la texture ne revient pas.

Planteur, punch, ti-punch : quelle différence ?

Trois choses différentes qu’on confond en permanence. Le planteur est un punch long, allongé de plusieurs jus de fruits, épicé à la muscade, servi frais sur glace autour de 10-13 % vol. Le punch antillais au sens large désigne toute la famille : rhum, sucre, agrume, plus ou moins de fruits — le planteur en est un membre, le punch coco et le punch antillais traditionnel en sont d’autres. Le ti punch, lui, est l’exact opposé : rhum agricole, sirop de canne, une joue de citron vert, pas de jus, pas de glace, environ 40 % vol dans un petit verre. Même île, même bouteille, deux boissons qui n’ont rien à voir.

Si tu cherches d’autres formats de groupe, regarde aussi le punch multifruit et le punch exotique. Et pour un service mixte, la version virgin planteur reprend exactement les mêmes jus sans le rhum, ce qui évite d’avoir deux recettes à gérer.

D’où vient le planteur ?

Le mot « punch » vient probablement du hindi pānch (cinq), en référence aux cinq composants du punch indien rapporté en Europe par les marins britanniques au XVIIe siècle : alcool, sucre, agrume, eau, épice. L’étymologie est largement admise même si elle reste discutée. Le « planter’s punch » — le punch du planteur — apparaît lui dans les Caraïbes anglophones au XIXe siècle, et le nom français en est la traduction directe. Sa forme actuelle, généreuse en jus tropicaux, s’est fixée au XXe siècle avec la disponibilité industrielle des jus d’ananas et de goyave. Autrement dit : la structure est ancienne, la recette que tu connais est récente.

À boire aussi

Questions fréquentes

Combien de litres de punch prévoir pour 25 personnes ?

Environ 7,5 litres, sur une base de 30 cl par personne (un verre et demi de 20 cl). En composition : 1,9 L de rhum blanc, 4,6 L de jus, 45 cl de jus de citron vert (soit 15 citrons) et 60 cl de sirop de canne. Prépare-le en deux contenants plutôt qu'un seul, plus faciles à garder au frais.

Combien de litres de punch pour 20 personnes ?

Environ 6 litres, soit 1,5 L de rhum blanc, 3,7 L de jus (ananas, orange, goyave), 36 cl de jus de citron vert et 48 cl de sirop de canne. Le calculateur de punch du site ajuste ces quantités selon la taille de tes verres et le nombre de services.

Quel rhum pour un planteur ?

Un rhum blanc. L'agricole antillais (pur jus de canne, 50°) donne un planteur typé et végétal, c'est le choix de référence. Un rhum blanc traditionnel de mélasse à 40° donne un résultat plus doux, plus fruité et moins cher — et fait descendre le verre de 13 % à environ 10 % vol. Inutile de payer un rhum haut de gamme : il est noyé dans trois parts de jus.

Quelle est la différence entre un planteur et un punch antillais ?

Le planteur est un punch long allongé de plusieurs jus de fruits (ananas, orange, goyave) et épicé à la muscade, servi frais sur glace autour de 10-13 % vol. « Punch antillais » est le terme générique qui couvre toute la famille rhum-sucre-agrume, du planteur au punch coco. Le ti punch, lui, n'a ni jus ni glace et titre environ 40 % vol : c'est une autre boisson.

Combien de temps se conserve un planteur maison ?

3 à 4 jours au réfrigérateur dans une bouteille fermée avec des jus du commerce, 48 heures avec des jus pressés maison. Le facteur limitant est le citron vert, dont les huiles virent à l'amertume au bout d'une journée. Astuce : prépare le punch sans citron vert et ajoute-le au service.

Peut-on congeler du punch fait maison ?

Oui, dans un contenant rigide sans le remplir à ras bord. L'alcool empêche une prise complète : tu obtiens une texture granitée, intéressante pour un service en granité mais décevante si tu veux retrouver un punch liquide, car les jus se séparent à la décongélation.

Combien de degrés fait un planteur ?

Environ 13 % vol pour un verre de 20 cl monté avec 5 cl de rhum agricole à 50°, et environ 10 % vol avec un rhum blanc à 40°. Après la fonte des glaçons, compte plutôt 11 % vol. C'est proche d'un verre et demi de vin en alcool pur, malgré le goût de jus de fruits.

Faut-il laisser macérer le planteur ?

Oui : 2 heures au réfrigérateur minimum. En dessous, la muscade et la cannelle n'ont pas infusé et le sirop de canne reste en couche au fond du pichet. Au-delà de 12 heures, le jus de citron vert commence à donner une amertume désagréable. La fenêtre utile se situe entre 2 et 12 heures.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. La vente d'alcool aux mineurs est interdite.

Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.

Le Barman Vous Déteste
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