
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
| Limonade citronnée britannique | → Limonade française + 1 cl de jus de citron, ou ginger ale |
| Fraise | → Framboise, ou une fine tranche de pomme |
| Pimm's No 1 | → Pimm's No 6 (base vodka), plus sec — pas d'équivalent générique crédible |
| Concombre | → Aucun : c'est l'ingrédient qui équilibre le sucre, on ne le remplace pas |
Un Pimm’s Cup, c’est 3 cl de Pimm’s No 1 et 9 cl de limonade citronnée, montés sur glace dans un grand verre avec du concombre, de l’orange, du citron vert, une fraise et de la menthe. Le verre servi titre environ 6,3 % vol, soit l’équivalent d’une bière forte : ça se boit comme une limonade, ce n’en est pas une. Et le concombre n’est pas là pour décorer, on y revient.
La recette du Pimm’s Cup, étape par étape
Il te faut un verre de 30 à 35 cl minimum, un économe et cinq minutes, dont quatre passées à découper. Le Pimm’s est un build : tout se monte directement dans le verre de service, et l’ordre compte plus que tu ne le crois.
- Taille 2 rubans de concombre à l’économe, dans la longueur, peau comprise.
- Coupe une tranche d’orange, une tranche de citron vert et coupe une fraise en deux.
- Glisse les rubans de concombre le long de la paroi intérieure du verre, puis dépose les autres fruits au fond.
- Remplis le verre de glaçons jusqu’en haut : les fruits doivent rester coincés entre la glace et la paroi, visibles de l’extérieur.
- Verse 3 cl de Pimm’s No 1.
- Complète avec 9 cl de limonade citronnée, versée doucement pour garder les bulles.
- Remue une seule fois, de bas en haut, avec une cuillère à mélange.
- Ajoute un brin de menthe tapé une fois entre les mains et sers tout de suite.
▶Le Pimm’s se monte dans l’ordre inverse de celui que ton instinct t’impose, et c’est la seule chose qui sépare un vrai Pimm’s d’un soda aux fruits. Les fruits entrent dans le verre vide, avant le premier glaçon. Tu les cales contre la paroi, tu tasses la glace par-dessus, et ils restent bloqués dans la colonne de liquide pendant toute la durée du verre. Fais l’inverse — glace d’abord, fruits jetés dessus — et ils flottent en surface, ils ne touchent jamais le liquide, et tu les retrouves intacts au fond de l’évier une heure plus tard. La menthe fait exception : elle arrive en dernier, après la limonade, posée en surface et jamais enfouie sous la glace. C’est le seul élément du verre qui travaille au nez, et un brin noyé au fond ne parfume plus rien. Dernier point, purement arithmétique : un Pimm’s pour une personne, c’est quatre minutes de découpe pour douze centilitres de boisson. C’est une recette de pichet. Tu tailles une fois pour six, ou tu ne tailles pas.
Quel ratio Pimm’s / limonade ?
C’est la question que personne ne tranche, et c’est pourtant la seule qui change vraiment ton verre. Le fabricant recommande 1 volume de Pimm’s pour 2 ou 3 volumes de limonade, sans arbitrer. Résultat : une partie des recettes en ligne applique 1:2, l’autre 1:3, et l’écart entre les deux, c’est 50 % de force en plus dans le verre. Voilà les trois ratios, avec ce que ça donne.
| Ratio | Doses | Degré du verre | Pour qui |
|---|---|---|---|
| 1:2 « façon fabricant » | 4 cl de Pimm’s + 8 cl de limonade | ~8,3 % vol | Ceux qui trouvent le Pimm’s classique trop dilué. Ça devient nettement plus sucré et plus fort. |
| 1:3 « façon Wimbledon » | 3 cl de Pimm’s + 9 cl de limonade | ~6,3 % vol | Le ratio de référence, celui de la recette ci-dessus. C’est l’équilibre le plus juste entre les épices et l’acidité. |
| 1:4 « pichet de jardin » | 2,5 cl de Pimm’s + 10 cl de limonade | ~4,7 % vol | Le service en pichet sur une longue après-midi, quand les glaçons fondent et que le service s’étire sur plusieurs heures. |
Notre position : 1:3. En dessous de 1:4, le Pimm’s disparaît derrière la limonade et tu as juste fait un soda cher. Au-dessus de 1:2, l’amertume des écorces devient collante. Pour caler tes proportions au doseur plutôt qu’à l’œil, passe par le doseur de cocktail.
C’est quoi le Pimm’s, exactement ?
Le Pimm’s No 1 est une liqueur anglaise à base de gin, titrant 25 % vol, aromatisée par une macération d’herbes, d’épices et de fruits dont la composition exacte n’a jamais été publiée par le propriétaire de la marque. Ce n’est donc ni un gin, ni un vermouth, ni un amaro : c’est une catégorie à part, à mi-chemin entre la liqueur d’agrumes et le bitter doux.
Au goût, tu trouves de l’écorce d’orange amère, des épices douces, une note de fruits rouges cuits et une amertume légère en fin de bouche. C’est sucré, c’est épais, et c’est franchement pénible à boire pur — ce qui est normal : le Pimm’s est conçu comme une base à allonger, pas comme un digestif. Si tu l’as goûté au goulot et détesté, tu n’as pas mal fait : tu l’as juste bu comme il ne se boit pas.
Le nom complet du cocktail, « Pimm’s Cup », vient de cette logique : la cup, en Angleterre, désigne une boisson longue à base de fruits qu’on sert en pichet. La liqueur porte le nom de son inventeur, le cocktail porte le nom de la liqueur.
Combien titre un Pimm’s Cup ?
Environ 6,3 % vol pour la version 1:3. Le calcul est simple : 3 cl de Pimm’s à 25 % vol, ça fait 0,75 cl d’alcool pur, dilués dans 12 cl de liquide. Soit 6,25 %, l’équivalent d’une bière forte servie dans un grand verre. En ratio 1:2, tu montes à environ 8,3 % vol, c’est-à-dire au-dessus de la plupart des bières de supermarché.
Ce chiffre est corroboré par la version prête à boire vendue à Wimbledon, embouteillée à 5,6 % vol : le fabricant lui-même sert son cocktail dans cette fourchette. Le problème du Pimm’s, ce n’est pas sa force, c’est qu’elle ne se sent pas. Le sucre, la limonade et les fruits masquent complètement l’alcool, et un grand verre de 12 cl descend en cinq minutes par 30 °C. Deux verres, c’est déjà l’équivalent d’une bière et demie. Si tu conduis, la seule réponse est zéro — vérifie avec notre calculateur d’alcoolémie, et pour ajuster le degré de ta version, utilise le calculateur de degré d’alcool.
Pimm’s No 1, No 6 : ce qu’il reste de la gamme
Le Pimm’s a existé en plusieurs numéros, chacun bâti sur un alcool différent : le No 1 au gin, le No 2 au whisky, le No 3 au brandy, le No 6 à la vodka. C’était une gamme complète, pensée pour que chaque buveur retrouve sa base préférée dans le même profil d’épices.
Aujourd’hui il n’en reste presque plus rien : en 2015, seuls le No 1 et le No 6 subsistaient. Concrètement, si tu vois « Pimm’s » sur une étagère française, c’est du No 1 dans 99 % des cas, et c’est celui de toutes les recettes. Le No 6, à la vodka, donne un cocktail plus sec et plus neutre en attaque, parce que la vodka n’apporte pas le genièvre et les botaniques du gin. Il est quasi introuvable en France sans passer par l’import.
Quelle limonade pour un Pimm’s ? (le piège de traduction)
Voilà l’erreur que 100 % des lecteurs français commettent : la lemonade britannique n’est pas notre limonade. En Angleterre, la lemonade est une boisson gazeuse citronnée, sèche et acide, du type Schweppes Lemon ou Sprite. En France, la limonade est plus douce, plus ronde, souvent moins acide et beaucoup plus sucrée.
Si tu montes ton Pimm’s avec une limonade française classique, tu empiles du sucre sur du sucre et tu obtiens un truc écœurant en trois gorgées. La bonne réponse : une boisson gazeuse citronnée acide. À défaut, prends de la limonade française et corrige avec 1 cl de jus de citron frais, ou remplace franchement par du ginger ale, qui apporte l’épice à la place de l’acidité — c’est une autre lecture du cocktail, mais elle fonctionne.
Les erreurs qui ruinent un Pimm’s
| L’erreur | La correction |
|---|---|
| Sauter le concombre | Le concombre équilibre le sucre de la liqueur. Sans lui, il reste un soda épicé. C’est l’ingrédient, pas la décoration. |
| Utiliser une limonade française sucrée | Une gazeuse citronnée acide type Schweppes Lemon. Sinon, corrige avec 1 cl de jus de citron. |
| Un verre de 25 cl | 30 à 35 cl minimum. La garniture occupe un tiers du volume, tu ne peux plus remuer dans un petit verre. |
| Fruits jetés par-dessus la glace | Fruits d’abord, glace ensuite. Sinon ils flottent en surface et ne parfument rien. |
| Pichet préparé deux heures à l’avance | Maximum 20 minutes avant le service. Les fruits rendent leur eau, le concombre devient mou et la limonade s’éteint. |
| Concombre en rondelles | Rubans à l’économe, collés à la paroi. Une rondelle coule au fond et n’aromatise rien. |
| Boire le Pimm’s pur pour « goûter » | Il est conçu pour être allongé. Pur, il est épais et amer — ça ne dit rien du cocktail. |
Pimm’s champagne, Pimm’s gin, version pichet : les variantes
Pimm’s Royal (au champagne) : remplace la limonade par un crémant ou un champagne brut, dans le même ratio 1:3. Plus sec, plus vif, nettement plus fort — tu passes à environ 9 % vol parce que le vin effervescent apporte de l’alcool là où la limonade n’en apportait pas. À servir en petit format.
Pimm’s renforcé au gin : 3 cl de Pimm’s + 1,5 cl de gin + 9 cl de limonade. Le gin réveille les botaniques de la liqueur et casse le sucre. Attention, tu montes autour de 11 % vol : ce n’est plus la même boisson. Si c’est le côté genièvre et concombre qui t’intéresse, le gin tonic concombre fait le travail plus directement.
Version pichet : pour 1 litre, compte 25 cl de Pimm’s, 75 cl de limonade citronnée, un concombre entier en rubans, deux oranges, deux citrons verts, une poignée de fraises et un gros bouquet de menthe — environ 8 verres. Monte le pichet 20 minutes avant, glace au dernier moment. Pour calculer les quantités selon ton nombre d’invités, notre calculateur de punch fait les courses à ta place.
Pourquoi le Pimm’s est le cocktail de Wimbledon
Le Pimm’s Cup est servi officiellement au tournoi de Wimbledon depuis 1971, et l’échelle a de quoi surprendre : 230 000 portions écoulées sur la seule édition 2010. C’est devenu le rituel du tournoi au même titre que les fraises à la crème, au point que la marque produit une version prête à boire à 5,6 % vol spécialement pour l’événement.
Ça n’a rien d’un hasard. Le Pimm’s coche toutes les cases d’une boisson de tournoi en plein air : elle se sert en pichet, se prépare sans matériel, ne titre pas beaucoup dans le verre, et ses fruits tiennent visuellement pendant une heure au soleil. C’est aussi ce qui explique le pic de recherches français fin juin, quand le tournoi commence.
Où acheter du Pimm’s et à quel prix ?
En France, le Pimm’s No 1 se trouve dans les rayons spiritueux des grandes surfaces qui ont une gamme internationale, chez les cavistes, et en épicerie fine. Compte grossièrement 18 à 25 € la bouteille de 70 cl selon le circuit, soit environ 1 € de liqueur par verre — le Pimm’s n’est pas un produit cher au verre, il est juste peu distribué.
Le point à savoir : il n’existe pas d’équivalent générique crédible. Aucune marque distributeur ne reproduit ce profil, et les « imitations maison » à base de gin, de vermouth rouge et de bitters s’en approchent de loin sans jamais tomber juste. Si tu ne trouves pas de Pimm’s, fais un autre cocktail plutôt qu’un mauvais Pimm’s.
L’histoire : James Pimm, Londres 1823
James Pimm (1798-1873) tenait un bar à huîtres installé à Lombard Street, dans la City de Londres, à partir de 1823-1824. Vers 1840, il y sert une House Cup maison pour accompagner ses huîtres : c’est l’ancêtre direct du Pimm’s No 1. Il obtient une licence d’alcool en 1860, et la boisson prend suffisamment d’importance pour dépasser le restaurant.
En 1906, Sir Horatio Davies transforme l’affaire en société privée ; il meurt en 1912, et la famille en garde le contrôle pendant 57 ans. Autrement dit, le Pimm’s a passé plus d’un siècle à être une recette de maison avant de devenir une marque mondiale — ce qui explique pourquoi sa formule n’a jamais été divulguée.
Si tu aimes le Pimm’s, essaie aussi
Le Pimm’s appartient à une famille précise : les apéritifs longs, peu forts, fruités et légèrement amers, qu’on boit lentement en extérieur. Si c’est ce registre qui te plaît, voilà les voisins directs.
| Cocktail | Pourquoi il ressemble au Pimm’s |
|---|---|
| Lillet tonic | Même logique d’apéritif aromatisé allongé, en plus sec et plus floral. |
| Aperol spritz | L’équivalent italien : amertume douce, orange, faible degré, service en grand verre. |
| Tinto de verano | La version espagnole du long drink d’été, encore plus simple à monter. |
| Rebujito | Vin fortifié + gazeuse citronnée : le cousin andalou, très proche dans l’esprit. |
| Bramble | Si c’est le côté fruits rouges et gin que tu cherches, en plus court et plus acide. |
| Mint julep | L’autre grand cocktail de tournoi, avec la menthe en rôle principal. |
| Sangria blanche | Pour la version pichet et grandes tablées, avec la même logique de macération de fruits. |
Et si tes recettes anglaises te parlent en onces plutôt qu’en centilitres, notre convertisseur cl / ml / oz règle le problème en deux secondes.
À boire aussi



Questions fréquentes
C'est quoi le Pimm's ?
Le Pimm's No 1 est une liqueur anglaise à base de gin, titrant 25 % vol, aromatisée par une macération d'herbes, d'épices et de fruits dont la composition n'a jamais été publiée. Ce n'est ni un gin, ni un amaro : c'est une base à allonger, conçue pour être diluée dans une boisson gazeuse citronnée. Bue pure, elle est épaisse et amère.
Quel degré d'alcool fait le Pimm's ?
La liqueur titre 25 % vol. Le cocktail servi, lui, tombe autour de 6,3 % vol en ratio 1:3 (3 cl de Pimm's pour 9 cl de limonade), soit l'équivalent d'une bière forte. En ratio 1:2, il monte à environ 8,3 % vol. La version prête à boire vendue à Wimbledon est embouteillée à 5,6 % vol.
Qu'est-ce qu'il y a dans le Pimm's ?
Une base de gin, une macération d'herbes et d'épices, et des fruits — le détail exact reste un secret industriel jamais divulgué par la marque. Au goût, on identifie de l'écorce d'orange amère, des épices douces, une note de fruits rouges cuits et une amertume légère en finale.
Quel goût a le Pimm's ?
Sucré et épicé, avec une dominante d'écorce d'orange amère et une amertume discrète en fin de bouche. La texture est épaisse, presque sirupeuse, ce qui le rend désagréable pur mais parfait allongé. Une fois monté avec de la limonade et du concombre, le profil devient long, frais et légèrement végétal.
Comment servir le Pimm's ?
Dans un grand verre de 30 à 35 cl, sur glaçons, allongé à 1 pour 3 avec une limonade citronnée acide, et garni de concombre en rubans, d'orange, de citron vert, de fraise et de menthe. On garnit avant de mettre la glace, on remue une seule fois, et on sert immédiatement.
Quelle limonade utiliser pour un Pimm's ?
Une boisson gazeuse citronnée sèche et acide, du type Schweppes Lemon ou Sprite — la lemonade britannique n'est pas notre limonade française, qui est bien plus sucrée. Avec une limonade classique, le cocktail devient écœurant : corrige alors avec 1 cl de jus de citron frais, ou remplace par du ginger ale.
Où acheter du Pimm's en France ?
Dans les rayons spiritueux des grandes surfaces qui tiennent une gamme internationale, chez les cavistes et en épicerie fine, autour de 18 à 25 € la bouteille de 70 cl. Il n'existe pas d'équivalent générique : aucune marque distributeur ne reproduit ce profil, et les imitations maison au gin et au vermouth n'en approchent que de loin.
Quelle est la différence entre le Pimm's No 1 et le No 6 ?
Le No 1 est bâti sur du gin, le No 6 sur de la vodka, avec le même profil d'épices et de fruits. Le No 6 donne donc un cocktail plus sec et plus neutre en attaque, sans le genièvre du gin. La gamme a compté d'autres numéros (No 2 au whisky, No 3 au brandy) ; en 2015, seuls le No 1 et le No 6 subsistaient.
Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.
