Le Perroquet : la boisson au pastis et sirop de menthe

🌡 ~7° le verre fini🔥 80 kcal⏱ 2 min💪 facile🥃 Verre verre à pastis (tumbler bas, 25 cl)💶 ~0,50 € le verre
Les ingrédients, ajustés pour toi
1 personne
Pastis (anisé à 45 % vol., dose bar)2 cl
Sirop de menthe (menthe verte classique)1 cl
Eau fraîche (5 volumes d'eau pour 1 de pastis)10 cl
Glaçons (ajoutés en dernier, jamais avant l'eau)3 glaçons
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
Sirop de menthe verte→ Sirop de menthe glaciale, 0,75 cl (plus froid en perception)
Sirop de menthe industriel→ Sirop artisanal peu sucré, 1,5 cl pour compenser
Sirop de menthe→ Liqueur de menthe glaciale 2 cl : c'est le perroquet sauvage, et il est plus alcoolisé
Eau fraîche→ Eau de source neutre — éviter les eaux très minéralisées

Un perroquet, c’est 2 cl de pastis, 1 cl de sirop de menthe et environ 10 cl d’eau fraîche, montés directement dans un verre à pastis — avec les glaçons ajoutés en dernier, jamais au début. Ça donne un verre vert opaque, anisé et mentholé, autour de 7 % vol. Trois ingrédients, deux minutes — et un ordre de versement que la page n° 1 de Google prend à l’envers, alors que c’est lui qui décide de la couleur et de la tenue du verre.

La boisson perroquet, c’est quoi exactement ?

Le perroquet est un pastis-sirop : un anisé du Sud allongé d’eau et coloré par un sirop de menthe. Ce n’est pas un cocktail de bar à mixologie, c’est un apéritif régional codifié par l’usage, au même titre que la mauresque ou la tomate. Le nom vient de la couleur : le mélange prend un vert opaque très franc, celui du plumage. Quand on parle du cocktail perroquet, c’est toujours de ça qu’il s’agit — un anisé, un sirop de menthe, de l’eau.

Concrètement, tu remplaces une partie de l’eau par du sirop de menthe. Le pastis, lui, ne bouge pas — c’est un point que les recettes ratent constamment. Un pastis titre 45 % vol. et se boit dilué, jamais sec ; le sirop n’est pas là pour couper l’alcool, il est là pour donner la couleur et le nez de menthe. Retiens ça et tu tiens la logique de toute la famille : même base, même dilution, un sirop différent, un nom différent.

Et non, ce n’est pas un cocktail que tu retrouveras au répertoire de l’IBA : le perroquet n’appartient à aucune catégorie officielle. C’est un classique français régional, ce qui est une autre forme de légitimité.

Recette du perroquet pastis-menthe, étape par étape

Matériel : un verre à pastis (tumbler bas de 25 cl), une cuillère, un doseur. Deux minutes montre en main. La méthode est un « build » : tout se construit dans le verre de service, dans un ordre précis.

  1. Verse 2 cl de pastis dans un verre à pastis propre et sec.
  2. Ajoute 1 cl de sirop de menthe par-dessus.
  3. Verse environ 10 cl d’eau fraîche en un filet régulier, en visant le centre du verre. Le mélange blanchit puis vire au vert opaque : c’est le louchissement, et c’est normal.
  4. Mélange une fois à la cuillère, de bas en haut, pour remonter le sirop qui s’est déposé au fond.
  5. Ajoute 2 ou 3 glaçons, maintenant seulement, et sers.

Les proportions ci-dessus donnent un verre d’environ 13 cl avant la glace. Si tu préfères un verre plus long, tu augmentes l’eau, pas le pastis : c’est le principe même de cette boisson.

Le Perroquet : la boisson au pastis et sirop de menthe en vidéo
🥃 Le conseil du barman

Verse l’eau en filet fin, au centre du verre, et regarde le mélange pendant que tu le fais. Ce n’est pas de la poésie : le filet t’indique en direct où tu en es. Tant que le liquide reste translucide, tu n’as pas assez d’eau ; dès qu’il devient franchement opaque et que le vert se stabilise, tu peux t’arrêter. C’est un dosage visuel, plus fiable qu’un doseur pour la plupart des gens, et il fonctionne avec n’importe quel pastis. Si tu préfères un repère chiffré, il est plus bas : un volume de pastis pour cinq volumes d’eau. Et range le shaker : une émulsion d’anéthol ne supporte pas l’agitation violente, elle se casse et ne se reforme pas.

Le bon ratio : 1 volume de pastis, 5 volumes d’eau

C’est la règle de dilution que connaissent tous les bars du Sud, et aucune des pages les mieux classées sur Google ne la mentionne. Un volume de pastis pour cinq volumes d’eau : 2 cl de pastis, 10 cl d’eau. Sur un perroquet, le centilitre de sirop se prend sur l’eau, pas en plus.

Source Pastis Sirop de menthe Eau Ce que ça donne
Page n° 1 de Google 4 cl 1 cl « à convenance », non chiffrée Le double de la dose bar, et aucun repère de dilution. Le verre monte à ~12 % vol.
Page magazine (position 4) 2 cl 1 cl 10 à 14 cl Cohérent avec la pratique de bar.
Page position 5 aucune dose donnée 250 mots, zéro chiffre — et pourtant classée.
Notre dose 2 cl 1 cl 10 cl ≈ 7 % vol. dans le verre, le sirop se sent sans écraser l’anis.

Pourquoi ce ratio et pas un autre : en dessous de 4 volumes d’eau, l’anéthol ne se disperse pas complètement, le verre reste huileux et l’alcool domine tout. Au-delà de 6 volumes, l’émulsion se délave et le nez d’anis disparaît. Cinq volumes, c’est la fenêtre. Pour convertir des mesures trouvées ailleurs, le convertisseur cl / ml / oz fait le travail, et notre guide des doses au doseur évite de raisonner au jugé.

Pourquoi la glace se met en dernier

Un pastis contient de l’anéthol, la molécule aromatique de l’anis. Elle est soluble dans l’alcool mais pas dans l’eau. Quand tu ajoutes l’eau, le taux d’alcool chute d’un coup, l’anéthol n’a plus de quoi rester dissous et il précipite en micro-gouttelettes en suspension : c’est le louchissement, aussi appelé effet ouzo, et c’est ce qui donne l’aspect laiteux. Sur un perroquet, cette émulsion blanche prend la couleur du sirop et donne le vert opaque caractéristique — pas un vert translucide de sirop dans l’eau.

Le problème de la glace en premier, c’est qu’elle refroidit brutalement le mélange pendant que l’émulsion se forme. Les gouttelettes s’agglomèrent au lieu de rester dispersées, et tu obtiens un verre au toucher gras avec une séparation visible au bout de quelques minutes. Même logique pour le shaker : l’agitation violente casse la structure au lieu de l’aider. Un pastis-sirop se monte au verre, à la cuillère, point.

Quel sirop de menthe ?

Trois familles, trois résultats.

Le sirop de menthe verte classique — celui du placard, coloré, très sucré, autour de 700 g de sucre par litre — est ce que les bars utilisent. Il donne la couleur franche et une menthe simple, un peu bonbon. C’est la référence, et 1 cl suffit.

Le sirop de menthe glaciale est plus intense en froid perçu et souvent moins coloré, parfois bleu ou incolore. Avec un sirop bleu, le mélange vire au vert-bleu : c’est là l’origine des « perroquets bleus » qu’on croise dans certaines recettes sans explication. Baisse à 0,75 cl, le glacial couvre vite l’anis.

Le sirop artisanal de menthe fraîche, moins sucré et non coloré, donne un perroquet pâle mais nettement plus végétal. Dans ce cas, monte à 1,5 cl : tu compenses le sucre en moins, sinon le verre paraît creux.

Version sans alcool : ce n’est pas un perroquet, c’est un diabolo — le même sirop allongé de limonade, une boisson différente qu’on ne présente pas comme un substitut. Même famille de logique côté sirop : voir aussi le diabolo fraise.

Perroquet, tomate, mauresque, feuille morte : le tableau des pastis-sirops

C’est le vrai sujet quand on cherche « comment s’appelle un pastis avec du sirop de… ». Même base — 2 cl de pastis, 10 cl d’eau — un sirop différent, un nom différent.

Sirop ajouté Nom Couleur Dose de sirop
Menthe Perroquet Vert opaque 1 cl
Grenadine Tomate Rouge orangé 1 cl
Orgeat (amande) Mauresque Blanc laiteux 1,5 cl
Menthe + grenadine Feuille morte Brun-roux 0,5 cl de chaque
Cola (à la place de l’eau) Mazout Brun foncé
Citron + limonade Limonette Jaune pâle 1 cl
Liqueur de menthe glaciale Perroquet sauvage Vert translucide 2 cl (et c’est de l’alcool)

Deux cousins à connaître dans le même registre : la mominette, qui désigne un petit pastis peu dilué, et le rourou. Si tu veux comprendre la base elle-même, la fiche pastis maison détaille les plantes du mélange.

Le perroquet sauvage : pastis et menthe glaciale

Le perroquet sauvage remplace le sirop de menthe par une liqueur de menthe glaciale (type Get 27). Ce n’est pas un détail de goût, c’est un changement de nature : une liqueur de menthe titre autour de 21 % vol. là où le sirop titre zéro. Tu ajoutes donc de l’alcool au lieu d’en diluer.

Les doses : 2 cl de pastis, 2 cl de liqueur de menthe, 8 à 10 cl d’eau fraîche, glaçons en dernier. Le verre passe d’environ 7 % vol. à environ 10 % vol., et le rendu est translucide au lieu d’opaque — la liqueur n’apporte pas de colorant en quantité. En bouche, c’est plus sec, plus froid en perception, et l’anis passe au second plan.

Une remarque qui a son importance : comme la boisson est plus alcoolisée mais paraît plus légère (moins sucrée, moins colorée), c’est exactement le type de verre qu’on sous-estime. Le chiffre est plus haut, pas plus bas.

Au nord, le perroquet, c’est de la bière

Point de vocabulaire que personne ne signale, et qui explique une bonne partie des malentendus : dans le Nord de la France et en Belgique, un « perroquet » désigne une bière blonde avec du sirop de menthe, pas un pastis. Deux régions, deux boissons, le même nom.

La version bière se prépare comme un Monaco : 25 cl de blonde légère, 1 à 2 cl de sirop de menthe versé en premier, puis la bière inclinée à 45° le long de la paroi pour garder la mousse. La même famille comprend le tango (grenadine), le demi pêche, le panaché et le picon bière. Si tu commandes un perroquet à Lille et qu’on te sert une bière, personne ne s’est trompé.

Les erreurs qui ratent un perroquet

L’erreur La correction
Mettre les glaçons avant l’eau L’eau fraîche d’abord, la glace en dernier. Le froid brutal empêche l’anéthol de se disperser : verre gras et dépôt en quelques minutes.
Doubler le pastis « pour que ça ait du goût » 2 cl et 10 cl d’eau. À 4 cl, tu ne renforces pas le goût, tu montes le verre à ~12 % vol. et l’anis écrase le sirop.
Secouer au shaker Cuillère, un tour, de bas en haut. L’émulsion d’anéthol se casse à l’agitation et ne se reforme pas.
Verser le sirop en dernier, sur la glace Sirop juste après le pastis, avant l’eau. Sinon il reste au fond en couche sucrée et le haut du verre est amer.
Utiliser une eau très minéralisée Eau du robinet fraîche ou eau de source neutre. Les eaux au goût salé ou soufré se marient très mal avec l’anis.
Servir dans un verre étroit Verre à pastis de 25 cl, large. Il faut de la place pour 13 cl de liquide plus la glace, sinon tu réduis mécaniquement l’eau.

Combien de degrés et de calories dans un perroquet ?

Le calcul, que personne ne fait : 2 cl de pastis à 45 % vol. apportent 0,9 cl d’alcool pur. Dans un verre d’environ 13 cl hors glace, ça donne ≈ 7 % vol. — l’ordre de grandeur d’une bière forte, pas d’un verre d’eau.

Mais, et c’est tout l’enjeu de cette fiche : avec les 4 cl de pastis de la recette la mieux classée sur Google, le même verre monte à ≈ 12 % vol., soit le niveau d’un verre de vin, dans un format apéritif qu’on ressert. Le degré double d’une source à l’autre sans que personne ne le signale. Le perroquet sauvage, lui, tourne autour de 10 % vol.

Côté calories, compte ≈ 80 kcal par verre : environ 50 kcal pour le pastis, 30 kcal pour le centilitre de sirop, zéro pour l’eau. C’est une estimation calculée à partir des doses ci-dessus, à ±15 % près selon le sirop. Pour refaire les calculs avec tes propres doses : calculateur de degré d’alcool et calculateur de calories. Et parce que c’est un format long qui se ressert facilement, garde en tête le calculateur d’alcoolémie : trois perroquets à 2 cl, ça reste 6 cl de pastis.

D’où vient le nom « perroquet » ?

Deux explications circulent, et elles ne s’excluent pas. La première est chromatique : le vert opaque du mélange rappelle le plumage de l’oiseau, sur le modèle des autres pastis-sirops nommés d’après leur couleur (la tomate, la feuille morte). La seconde vient de l’argot du début du XXe siècle, où « étouffer un perroquet » signifiait boire un verre d’absinthe — l’absinthe étant elle aussi verte et louchissant à l’eau.

Le contexte historique, lui, est établi : l’absinthe est interdite en France en 1915, et le pastis, autorisé et codifié dans les années 1930, en reprend la place et une partie des usages, dilution à l’eau comprise. Les pastis-sirops se fixent dans les cafés du Sud à cette période. Pour la branche anisée d’origine, voir le Sazerac et la Death in the Afternoon, qui utilisent l’absinthe. Le reste du répertoire est sur le hub cocktails, et les préparations maison au Labo.

À boire aussi

Questions fréquentes

Comment s'appelle un pastis avec du sirop de menthe ?

Un perroquet. Le nom vient de la couleur verte opaque que prend le mélange une fois l'eau ajoutée. Les doses de bar sont 2 cl de pastis, 1 cl de sirop de menthe et environ 10 cl d'eau fraîche, avec les glaçons en dernier. Avec une liqueur de menthe glaciale à la place du sirop, on parle de perroquet sauvage — et le verre est alors nettement plus alcoolisé.

Comment s'appelle un pastis avec de la grenadine ?

Une tomate. Même base — 2 cl de pastis et 10 cl d'eau — avec 1 cl de sirop de grenadine, ce qui donne une couleur rouge orangé. Si on ajoute à la fois de la menthe et de la grenadine, la boisson s'appelle une feuille morte, à cause de sa teinte brun-roux.

Comment faire un perroquet ?

Verse 2 cl de pastis dans un verre à pastis, ajoute 1 cl de sirop de menthe, puis environ 10 cl d'eau fraîche en filet. Mélange une fois à la cuillère de bas en haut, et ajoute les glaçons seulement à la fin. L'ordre compte : la glace mise avant l'eau empêche l'anéthol de se disperser correctement et donne un verre gras qui se sépare.

Comment s'appelle une bière avec de la menthe ?

Un Monaco est une bière avec de la limonade et de la grenadine, mais une bière blonde additionnée de sirop de menthe s'appelle, elle aussi, un perroquet — dans le Nord de la France et en Belgique. C'est la même appellation que pour le pastis-menthe du Sud, appliquée à une boisson complètement différente. On verse 1 à 2 cl de sirop dans le verre, puis la bière inclinée à 45°.

Quel sirop mettre dans le pastis ?

Les quatre classiques sont la menthe (perroquet), la grenadine (tomate), l'orgeat à l'amande (mauresque) et le mélange menthe-grenadine (feuille morte). Compte 1 cl de sirop pour 2 cl de pastis, sauf pour l'orgeat qui supporte 1,5 cl. Le sirop remplace une partie de l'eau, il ne s'ajoute pas au volume total.

Quel mélange avec le pastis ?

Le pastis se boit allongé d'eau fraîche, à raison d'environ 5 volumes d'eau pour 1 de pastis. À partir de cette base, on ajoute un sirop pour obtenir un perroquet, une tomate, une mauresque ou une feuille morte. Certaines variantes remplacent l'eau par du cola (le mazout) ou par de la limonade. On ne mélange jamais un pastis au shaker : l'émulsion se casse.

Comment boire le pastis ?

Dilué, dans un verre large, avec l'eau versée sur le pastis et non l'inverse, puis les glaçons en dernier. Le ratio de référence est de 1 volume de pastis pour 5 volumes d'eau, soit 2 cl de pastis pour 10 cl d'eau. En dessous de 4 volumes d'eau, l'anéthol se disperse mal et le verre reste huileux ; au-delà de 6, le nez d'anis s'efface.

Combien de degrés dans un perroquet ?

Environ 7 % vol. avec la dose de bar : 2 cl de pastis à 45 % apportent 0,9 cl d'alcool pur dans un verre d'environ 13 cl hors glace. Attention, le chiffre double selon la recette suivie : avec 4 cl de pastis, on atteint environ 12 % vol., soit l'ordre de grandeur d'un verre de vin. Le perroquet sauvage, à la liqueur de menthe, tourne autour de 10 % vol.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. La vente d'alcool aux mineurs est interdite.

Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 4 août 2026.

Le Barman Vous Déteste
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.