Hugo Spritz : la recette du cocktail à la fleur de sureau

🌡 ~8° le verre fini🔥 140 kcal⏱ 3 min💪 facile🥃 Verre verre à vin ballon💶 ~1,60 € le verre
Les ingrédients, ajustés pour toi
1 personne
Prosecco brut10 cl
Liqueur de fleur de sureau (St-Germain…)3 cl
Eau gazeuse2 cl
Menthe fraîche1 brin
Citron vert1 tranche
🔄 Pas le bon ingrédient ? Les substitutions qui marchent
Liqueur de fleur de sureau→ Sirop de fleur de sureau (2 cl au lieu de 3) — base de la version sans alcool
Prosecco→ Crémant ou cava brut, bien froids
Liqueur de sureau→ Limoncello : ça devient un Hugo citronné, cousin du Limoncello Spritz

Un Hugo Spritz, c’est 10 cl de prosecco, 3 cl de liqueur de fleur de sureau, 2 cl d’eau gazeuse, un brin de menthe fraîche et une tranche de citron vert, montés directement dans un grand verre à vin plein de glace. Le cocktail Hugo est le petit frère alpin du Spritz : même format apéro, mais le floral remplace l’amer. Et si chaque site te donne une recette différente — on va t’expliquer pourquoi, et te donner celle qui tient la route.

Les ingrédients du Hugo

Quatre ingrédients et deux garnitures : la simplicité même. Sauf que le premier de la liste peut ruiner le verre à lui tout seul.

Quelle liqueur de fleur de sureau ?

C’est l’ingrédient signature, et le piège du Hugo. La référence, c’est le St-Germain (liqueur française à 20 % vol, élaborée à partir de fleurs de sureau fraîches) : floral net, ni parfum de synthèse ni sucre écrasant. Les liqueurs de sureau discount existent et coûtent deux fois moins cher, mais beaucoup sentent le bonbon plus que la fleur — goûte avant d’en faire ta bouteille de l’été. Troisième option, le sirop de fleur de sureau (sans alcool, très répandu en Autriche et en Alsace) : il fonctionne, mais il est nettement plus sucré qu’une liqueur, donc réduis à 2 cl et goûte. C’est d’ailleurs la base de la version sans alcool, on y revient plus bas.

Quel prosecco ?

Un prosecco brut ou extra dry, bien froid (4-6 °C). Le prosecco est déjà légèrement fruité ; combiné à une liqueur sucrée, un prosecco « dry » (paradoxalement plus sucré que le brut, merci la nomenclature des vins effervescents) rendrait l’ensemble écœurant. Pas de prosecco sous la main ? N’importe quel vin blanc effervescent brut fait le travail : crémant, cava. Le champagne aussi, mais utiliser un brut millésimé pour un cocktail à la menthe, c’est un choix de vie qu’on ne commentera pas.

La menthe et le citron vert

Un brin de menthe fraîche entier — pas ciselé, pas écrasé — et une tranche fine de citron vert. Ils parfument par contact et par le nez, pas par macération : le Hugo n’est pas un mojito alpin. Une menthe abîmée ou noircie donne un goût d’herbe coupée, prends les sommités les plus fraîches du bouquet.

Comment faire un Hugo Spritz

  1. Remplis généreusement de glaçons un grand verre à vin ballon (le même que pour un Spritz).
  2. Verse 3 cl de liqueur de fleur de sureau sur la glace.
  3. Ajoute 10 cl de prosecco bien froid, versé doucement contre la paroi pour garder les bulles.
  4. Complète avec 2 cl d’eau gazeuse.
  5. Donne UN tour de cuillère de bas en haut — pas plus, les bulles sont fragiles.
  6. Claque un brin de menthe entre tes paumes et pose-le dans le verre avec une tranche de citron vert. Sers avec une paille courte.

Le bon ratio : pourquoi chaque site donne une recette différente

Cherche « recette hugo spritz » et compare : tu vas trouver du 6/4/6, du 15/2, du 10/6/6… sans qu’aucun site n’explique l’écart. Voilà le comparatif que personne ne fait :

L’école Prosecco Liqueur de sureau Eau gazeuse Le résultat
La généreuse en liqueur (6/4/6) 6 cl 4 cl 6 cl Très sucré, très floral, le prosecco disparaît. Écœurant au 2e verre.
La « officielle » minimaliste (15/2) 15 cl 2 cl Élégant mais timide : le sureau passe en arrière-plan, on boit surtout un prosecco parfumé.
La chargée (10/6/6) 10 cl 6 cl 6 cl 6 cl de liqueur, soit le double d’un dosage raisonnable : sucre en surrégime.
La nôtre (10/3/2) 10 cl 3 cl 2 cl Le floral net, le prosecco présent, la fraîcheur des bulles — et un verre qui ne colle pas aux lèvres.

La logique derrière notre ratio : la liqueur de sureau contient environ 20 g de sucre pour 3 cl — c’est déjà un dessert liquide. À 4-6 cl, le sucre sature les papilles et le cocktail devient un sirop pétillant. 3 cl suffisent pour que la fleur s’exprime ; l’eau gazeuse en petit appoint (2 cl) allège sans diluer le vin. Si tu utilises un sirop au lieu d’une liqueur, descends à 2 cl.

🥃 Le conseil du barman

Le geste qui change tout : claque la menthe entre tes paumes au lieu de l’écraser dans le verre. Une claque libère les huiles essentielles par le choc ; un écrasement déchire la feuille et libère la chlorophylle — bonjour le goût de gazon amer qui s’installe au fil du verre. Et tout doit être froid AVANT l’assemblage : prosecco au frigo depuis la veille, eau gazeuse aussi, verre repassé sous l’eau glacée. La glace du verre sert à maintenir le froid, pas à le créer — si elle doit refroidir un prosecco tiède, elle fond, et ton Hugo est mort en cinq minutes.

Les variantes du Hugo

Le Hugo sans alcool

Le plus simple des mocktails d’été : 2 cl de sirop de fleur de sureau, 12 cl d’eau gazeuse ou de tonic léger, menthe claquée, tranche de citron vert, verre plein de glace. Le tonic ajoute une pointe d’amertume qui remplace astucieusement la structure du vin. Toute la signature aromatique du Hugo, zéro alcool.

Le Hugo au limoncello

Remplace la liqueur de sureau par 3 cl de limoncello : plus d’agrumes, moins de fleur, un profil qui rappelle le Limoncello Spritz — dont on a la fiche complète si ce versant citronné te parle davantage.

Le Hugo framboise

3 ou 4 framboises fraîches écrasées au fond du verre avant la glace, puis la recette classique. La framboise et le sureau s’entendent très bien ; la couleur rosée fait le reste. Garde la main légère sur la liqueur (2,5 cl) pour compenser le sucre du fruit.

Le Spritz classique

Même verre, même format, mais l’amer remplace le floral : Aperol ou bitter, prosecco, eau gazeuse. C’est l’autre géant de l’aperitivo — la fiche complète est ici : Spritz.

Hugo ou Spritz : quelle différence ?

Le Hugo et le Spritz partagent la structure (vin effervescent + un modificateur + eau gazeuse, servi sur glace dans un verre ballon) mais s’opposent sur le goût : le Spritz est amer et orangé (Aperol ou bitter), le Hugo est floral et sucré (fleur de sureau, menthe, citron vert). Côté chiffres, ils jouent dans la même catégorie : environ 8 % vol pour le Hugo, environ 8-11 % pour le Spritz selon le bitter utilisé. Le Hugo est né en 2005 dans le Tyrol du Sud, le Spritz vénitien a plus d’un siècle et demi d’avance. En résumé : même famille, deux tempéraments — l’aperitivo amer contre l’apéro alpin floral. Dans la même famille italienne, l’Americano joue la carte amère sans les bulles de vin.

Les erreurs à éviter

L’erreur La correction
Écraser la menthe au pilon comme pour un mojito Un brin entier claqué entre les paumes, posé sur le dessus. La feuille déchirée libère une amertume végétale qui gâche le verre.
Prosecco à température ambiante « la glace va refroidir » Prosecco au frigo au moins 4 heures avant. La glace qui refroidit, c’est de la glace qui fond : dilution express garantie.
Doser la liqueur de sureau à l’œil, généreusement 3 cl maximum avec une liqueur, 2 cl avec un sirop. Au-delà, le sucre écrase le prosecco et le 2e verre ne passe pas.
Verser le prosecco en premier Liqueur d’abord, prosecco ensuite : le vin versé sur la liqueur mélange naturellement, sans avoir à touiller (et donc sans casser les bulles).
Petit verre à vin rempli à ras bord Grand verre ballon, beaucoup de glace, du volume d’air au-dessus du liquide : c’est là que se concentrent les arômes de menthe et de sureau.

L’histoire du Hugo

Le Hugo est un bébé : il naît en 2005 à Naturno, village du Haut-Adige (Tyrol du Sud italien), derrière le bar de Roland Gruber, qui cherche une alternative au Spritz omniprésent. Sa première version utilise du sirop de mélisse, une herbe citronnée locale — la fleur de sureau ne s’imposera qu’ensuite, portée par la disponibilité des sirops et liqueurs de sureau dans l’arc alpin. Et le nom ? Aucune histoire romantique : Gruber a raconté avoir d’abord pensé à « Otto », puis choisi « Hugo » parce que ça sonnait mieux. Le cocktail a conquis l’Autriche, la Bavière puis toute l’Europe en moins de quinze ans — trajectoire fulgurante pour un apéritif de village alpin.

Pour situer ce que tu bois : 10 cl de prosecco à 11 % et 3 cl de liqueur à 20 % dans 15 cl de liquide, ça fait environ 8 % vol — un cocktail léger en apparence, mais servi dans un grand verre, donc autant d’alcool qu’un verre de vin. Fais le calcul pour tes propres ratios avec le calculateur de degré d’alcool, et si tu prépares un Hugo pour douze en pichet, le calculateur de punch t’évitera les maths de fin d’apéro — ajoute juste le prosecco verre par verre, jamais dans le pichet.

À boire aussi

Questions fréquentes

Pourquoi le cocktail s'appelle-t-il Hugo ?

Par choix sonore, tout simplement. Son créateur Roland Gruber a raconté avoir d'abord envisagé « Otto » avant de retenir « Hugo », qu'il trouvait plus joli à l'oreille. Aucun rapport avec Victor Hugo ni avec un client : c'est un prénom choisi parce qu'il sonnait bien.

Qu'est-ce qu'un Hugo Spritz ?

Un cocktail apéritif né en 2005 dans le Tyrol du Sud italien : 10 cl de prosecco, 3 cl de liqueur de fleur de sureau et 2 cl d'eau gazeuse, servis sur glace dans un grand verre à vin avec de la menthe fraîche et du citron vert. C'est la variante florale et sucrée du Spritz, dont il reprend le format.

Quel est le degré d'alcool d'un Hugo ?

Environ 8 % vol : 10 cl de prosecco à 11 % et 3 cl de liqueur à 20 % dans un volume total de 15 cl. C'est moins concentré qu'un verre de vin, mais servi plus grand — au final, un Hugo contient à peu près autant d'alcool qu'un verre de vin standard.

Quelle liqueur de sureau pour un Hugo ?

La référence est le St-Germain (20 % vol, à base de fleurs de sureau fraîches), au floral net sans parfum de synthèse. Les liqueurs discount sont plus sucrées et souvent plus artificielles — à goûter avant d'adopter. Le sirop de fleur de sureau fonctionne aussi, mais il est plus sucré : réduis alors la dose à 2 cl.

Comment remplacer le prosecco dans un Hugo ?

Par n'importe quel vin blanc effervescent brut : crémant d'Alsace ou de Loire, cava espagnol, voire champagne. L'important est de rester sur un « brut » (peu dosé en sucre), car la liqueur de sureau apporte déjà beaucoup de sucre au cocktail. Un effervescent demi-sec rendrait l'ensemble écœurant.

Quelle eau gazeuse pour un Hugo Spritz ?

Une eau gazeuse neutre et bien pétillante, type eau de Seltz ou club soda, sortie du frigo. Évite les eaux très minéralisées au goût salin prononcé et surtout les limonades : le cocktail est déjà suffisamment sucré par la liqueur de sureau.

Hugo ou Spritz : quelle différence ?

Même structure (effervescent + modificateur + eau gazeuse, sur glace en verre ballon), goûts opposés : le Spritz est amer et orangé grâce à l'Aperol ou au bitter, le Hugo floral et sucré grâce à la fleur de sureau, la menthe et le citron vert. Le Spritz vénitien est plus que centenaire, le Hugo date de 2005.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. La vente d'alcool aux mineurs est interdite.

Rédigé et vérifié par l'équipe du Barman Vous Déteste — mis à jour le 3 août 2026.

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