Les pires candidats à un entretien d’embauche, racontés par des restaurateurs

Avec un déficit de salariés qui se compte en dizaines de milliers, le secteur de la restauration peine à recruter. Et lorsque des candidats se présentent (quand ils ne posent pas un lapin !), il faut dire que nombre d’eux sont partisans du moindre effort, en plus de n’avoir pas tout à fait saisi le sens du métier. Des restaurateurs nous racontent leurs perles !

#1 Les fantômes

Alors oui, on vous l’a dit dans le préambule ! C’est probablement la catégorie de candidats la plus fournie; celle des postulants fantomatiques. Ces candidats prennent la peine de répondre à votre annonce, de vous envoyer CV, lettre de motivation et acceptent votre rendez-vous mais finissent par vous poser un lapin. Finalement, le no-show n’est pas l’apanage des clients ! 

La perle des excuses :  La Cense (Lambersart) se rappelle par exemple avoir reçu un étonnant SMS de son candidat, attribuant la cause de son absence au fait qu’il « ne trouvait pas ses chaussures« … Oui oui… Ça ne s’invente pas.

 

 

#2 Les sans-gêne

Lorsqu’ils daignent se présenter, les candidats à l’emploi peuvent faire preuve d’une aisance absolument effrontée ! Mais si la majorité s’abstient tout de même de passer commande de breuvages alcoolisés juste avant une entrevue professionnelle, certains y joignent carrément des objets qui n’ont clairement pas leur place, comme le casque de scooter (Les Boucaniers, La Forêt-Fouesnant), des écouteurs (À la Frégate, Paris), ou encore casquette, chewing-gum, ou lunettes de soleil (Le Coupe-chou, Paris).

La perle des sans-gêne  :« Je lui demande de patienter en attendant que le patron arrive… Et là, le jeune homme se commande une bière au bar avant l’entretien. Normal… Attitude » (Gaïa, Narbonne).

 

 

#3 Les divas

Une catégorie de candidats extraordinaire, les divas ! On pense à celui qui ose quand même demander des horaires sur mesure; on pense aussi à ceux dont les prétentions salariales sont démesurées comme le cuisinier « qui cherchait juste à s’occuper car il a des appartements à Shanghai et un peu partout dans le monde; et qui estime qu’à moins de 3000 euros net par mois, ça ne vaut pas le coup de se lever le matin. » (Restaurant le Nuage, Brive la Gaillarde). Le comptable appréciera ! Pensées en passant au candidat donneur de leçons qui enguirlande le restaurateur qui ose lui demander des informations sur sa situation actuelle, estimant que ce dernier n’a « pas le droit de lui demander ce qu’il a fait ou sait faire par téléphone quand on est une petite entreprise, surtout que des petits patrons malhonnêtes, il y en a plein » (Le Chaudron, Clermont-ferrand). Dire que la première impression est décisive…

La perle des Divas :  « ne travailler que le soir » parce qu’il est « venu à la montagne pour progresser en snowboard donc il faut du temps dans la journée« et qui ensuite demande si « 3 jours de congés par semaine, c’est possible ?  » (Hôtel restaurant le Castel, Chamonix Mont-Blanc)

 

#4 Les immatures

Sont clairement déclarés comme non préparés à travailler dans un restaurant ou à travailler tout court « celui qui dans sa lettre de motivation expliquait qu’il travaillait chez Eurodisney et était en passe d’être promu Mickey » (Domaine de l’Adoux, Montclar). On n’a rien contre Mickey, mais dans quel monde ce personnage est-il devenu un argument convaincant dans une lettre de motivation ? Certainement pas dans celui du travail…

La perle des immatures : « celui qui vient avec sa maman et qui demande s’il aura des vacances pendant l’été » (Auberge de la Venise verte, Arçais) 

 

#5 Les dédaigneux

C’est un sacré camouflet moral tout plein de condescendance que peuvent infliger parfois les candidats à l’ensemble du secteur. Quel gérant n’a jamais eu droit à une réplique, glaçante d’ignorance et de mépris ?

La perle des dédaigneux : « Avez-vous déjà eu des expériences en tant que responsable de salle ou bien une expérience de serveur ? » « Hein ? Non mais en même temps pour porter des assiettes ça va quoi. » (Restaurant le 3ème Acte, La Fouillouse). Une réponse qui en dit long sur la perception qu’a le public des postes liés aux restaurants.

 

#6 Les émotifs 

On peut y ranger l’hypocondriaque un chouïa névrosé victime d’une attaque de panique. Mais encore le sentimental éprouvé qui profite d’une oreille attentive pour s’épancher sur ses déboires conjugaux lorsqu’il est interrogé sur son pire souvenir professionnel« je n’ai que des bons souvenirs au boulot, par contre un mauvais souvenir c’est le jour où je me suis marié… j étais jeune et maintenant je regrette… j’aurai pu trouver plus belle… » (Max&Nico, Paris). C’est profond.

La perle des émotifs : «  c’était un poste de chef de partie, il fait son essai le premier jour, se blesse et me dit « Je vais mourir !! Je n’ai pas fait mon vaccin contre le tétanos » (La table de Sam, Lille) 

Adresse

Le Barman Vous Deteste
1er étage
19 rue Bellon
60300, Senlis

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